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  • Publié le : 18 novembre 2010
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La truite de Schubert, ou Die Forelle date du XIXème siècle. Die Forelle est avant tout un texte d’un poète allemand que Schubert à adapté pour un quintette puis voix et piano. Beaucoup moins rapide, cette version présente cependant certaines similitudes avec le lied mais surtout plusieurs différence. C’est pourquoi je vais bâtir mon commentaires sur les caractéristiques des deux extraitsentendus, l’un après l’autres.. Les notions musicales essentielles telles que la couleur, le tempo, la forme, l’écriture.. vont guider mon analyse.

La formation voix et piano est très courante. Ici, le premier extrait est un lied. Il est chanté par une soprane. Ce morceau majeure respire la gaîté. A la première écoute on sait que ce morceau raconte quelque chose de léger, de jolie par lasouplesse et la finesse et aux vocalises de la voix

Le piano est là pour accompagné la mélodie syllabique et verticale de la chanteuse. Les deux premiers couplets ont un même thème et le piano y ajoute un sextolet et deux croches dans chaque mesure de deux temps. Ces sextolets musicalisent la fluidité du mouvement de la truite comme le disent les phrases « filait légère et gaie », «telle une flèche en l’air » et « ses souples jeux ».

Ce tempo Allegretto est marqué par les croches successives de la main gauche du piano qui marque les temps.
Au deuxième couplet, ces temps sont plus prononcés. Entre les deux couplets, le piano a fait un crescendo qui l’a conduit d’un mezzo forte à un forte.

Cette version peut être divisée, pour plus de compréhension,ainsi :
Dans le premier couplet, les phrases une et deux seront la partie A et les phrases trois et quatre la partie B.
La partie A a son thème et se termine sur une demi cadence qui nous attire vers la partie B.
Celle-ci a elle aussi son thème mais se termine sur une cadence parfaite qui nous amènera soit à la fin du morceau soit un nouveau couplet ou une nouvelle variation.
Le deuxièmecouplet, joué plus fort, est fait de la même façon.
Partie A et B.
Entre les deux couplets, la jonction est telle que le piano joue quatre fois la même mesure, remplie par un sextolet et deux croches à la main droite et quatre croches marquées à la main gauche. Ces mesures sont divisées par deux. Les deux premières sont identiques mais les deux suivantes sont les mêmes mais une quarte justeen dessous.
Précisons que la phrase quatre est chantée deux fois dans les deux couplets.

Suite à ces deux couplets, qui raconte qu’il y avait un truite dans un ruisseau qui allait se faire attraper par un pécheur, vient le dernier qui raconte que celle-ci s’est faite attraper comme le montre la phrase « plaignons la pauvre truite, plaignons son triste sort ».
Ce couplet estdifférent des deux premiers.
On retrouve les quatre mesures du piano avec la même structure qu’il y a entre les deux premiers couplets. Le grave est accentué. Il symbolise le danger, l’attente que créée le sort de la truite lorsque « l’eau se trouble ».
Le tempo change également, il s’accélère. Le piano enchaine les sextolets sur les deux première phrases du couplet. Le duo effectue aussi ungrand crescendo qui se termine sur un forte pour la troisième et quatrième phrase. Le piano, lui, marque chaque temps d’un accord de noir ou de croches. Les sextolets ont disparu.
Cette nuance, ces temps marqués et l’accélération montre la fatalité de la truite. Elle va mourir, c’est certain.
Lorsqu’elle s’est faite attraper, « la truite était prise à l’hameçon », la voix et le piano reprenne lanuance, le tempo, et la structure des premiers couplets. Ce changement est immédiat. Il n’y a pas de dégression.

Comme pour les premiers paragraphes du texte de Schubart, la dernière phrase est chantée deux fois. Il y a également un léger ralentit et la voix s’éteint pour laisser le piano finir seul, avec la même transition qu’entre les couplets. Deux mesures identiques, les deux suivantes...
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