Mutation bancaire

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  • Publié le : 13 novembre 2011
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LeRenouveau

Système bancaire et financier tunisien
Soumis par Samy Chembah 26-01-2010

Les sources d’une mutation réussieL’évolution en 2009 des indicateurs d’activité et de rentabilité — positifs dans l’ensemble —, fruit d’une stratégie judicieuse et d’une réglementation pertinente, devrait constituer durant l’année en cours un solidetremplin pour accompagner l’économie nationale dans la sortie de la crise mondiale. Le contraste est patent: alors qu’aux Etats-Unis d’Amérique plus d’une centaine de banques et d’établissements financiers ont fait faillite en 2009 et que nombre d’autres dans plusieurs pays occidentaux ... Les sources d’une mutation réussie L’évolution en 2009 desindicateurs d’activité et de rentabilité — positifs dans l’ensemble —, fruit d’une stratégie judicieuse et d’une réglementation pertinente, devrait constituer durant l’année en cours un solide tremplin pour accompagner l’économie nationale dans la sortie de la crise mondiale. Le contraste est patent: alors qu’aux Etats-Unis d’Amérique plusd’une centaine de banques et d’établissements financiers ont fait faillite en 2009 et que nombre d’autres dans plusieurs pays occidentaux et émergents connaissent encore de sérieuses difficultés, séquelles de la crise financière mondiale, les établissements de crédit et financiers en Tunisie affichent des indicateurs d’activité et de rentabilité, produit net bancaire etrentabilité des fonds propres en tête, qui traduisent la bonne résistance du secteur à la crise mondiale. D’ailleurs, l’enregistrement de résultats nets en hausse a largement contribué à la consolidation continue des fonds propres et au renforcement de l’assise financière avec des taux de liquidité et de solvabilité bien orientés et sur fond de gestion prudentielle et de maîtrise desrisques plus raffinées. Parallèlement, l’amélioration de la qualité du portefeuille s’est poursuivie. Ainsi, le taux des créances classées ou douteuses poursuit imperturbablement sa chute: de 19,3% en 2006 et 17,6% en 2007, il est passé à 15,5% au terme de 2008 et devrait tomber sous la barre des 7% en 2014. Les efforts de la profession se sont poursuivies en vue de rationnaliserdavantage leurs frais généraux et les coûts de leurs ressources et en optimisant les investissements dans la formation et l’agencement notamment, tout en relevant la qualité de leurs services et en consolidant leur soutien particulièrement aux PME aux entreprises exportatrices et aux particuliers. Les sources de cette mutation réussie du secteur ne sont pas difficiles à repérer. D’abord,le programme de modernisation bancaire ordonné par le Président de la République en 1996 et qui a jeté les bases de restructuration, d’assainissement, de recapitalisation et du développement du secteur, ensuite l’axe 7 du programme présidentiel «Pour la Tunisie de demain» dont le succès éclatant explique dans une large mesure cette solidité acquise et l’évolution des prestationset services fournis par les établissements de crédit et financiers tunisiens. Autre fait majeur: l’amélioration substantielle de la qualité des créances bancaires et dont preuve a été donnée lors de la 3ème édition du Salon des services bancaires, financiers et de la monétique, à travers l’ingéniosité des établissements bancaires et financiers tunisiens qui ne cessent de révolutionnerleur mode de gestion et d’organisation en améliorant l’accueil et l’approche clientèle, en relevant et diversifiant son offre de services et en améliorant sa communication avec les tiers. Un paysage enrichi et diversifié L’année écoulée a été marquée également par la création de la banque islamique «Zitouna», qui vient enrichir le paysage bancaire tunisien, déjà fortement...
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