Mythologie japonaise - le kojiki ou la naissance des mythes japonais

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  • Publié le : 17 juillet 2010
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I. Le Kojiki ou la naissance des mythes japonais

A. Un Etat en quête de structures
Jusqu'à l'Ere Yamato (500 à 750 avant JC), le Japon était un Etat dans lequel aucune religion n'était imposée. Le pays était partagé par plusieurs peuples, vivant séparément les uns des autres, selon leurs propres croyances et règles. Bien que leurs rituels différaient, une vénération pour la nature ainsi quepour la magie leur était commune. Jusqu'à ce que la Chine et la Corée n'introduisent la culture du riz à la société japonaise, ces tribues vivaient de pêche, chasse, et de cueuillette, s'adaptant aux différentes saisons.
Contrairement au Japon, au XIIème siècle, son voisin la Chine possédait ses propres modèles légaux, politiques et philosophiques. L'archipel japonais entra alors volontairementdans une phase d'intégration à la civilisation. Les modèles chinois furent investis et adoptés par la population japonaise.
Ceci posa néanmoins un problème, car bien qu'il semble que tous les empereurs japonais aient un lien de consanguinité, aucun ordre rigoureux de succession n'avait été jusque là imposé. La transmission du trône pouvait se faire de père en fils, de frère en frère, ou demari en femme. Il était également possible d'adopter un fils d'un autre membre masculin d'une importante famille pour lui offrir l'accès au pouvoir. Il était également possible d'adopter le fils, d'un autre membre masculin, d'une importante famille, afin de lui offrir l'accès au pouvoir. Lors de la mise en place du système juridique au Japon, la succession de l'empereur fut sujet à de nombreusesdisputes: le statut d'empereur était fortement convoité.

B. La résolution des problèmes par le Kojiki
Afin de régler ces divers problèmes, la succession des empereurs devint plus réglementée. L'héritier du trône devait impérativement être de la même famille que l'empereur. Ce fut ainsi que la volonté de compiler l'histoire japonaise naquît. L'empereur Temmu, qui régna de 673 à 686, donna l'ordreà un conteur réputé de l'époque, de synthétiser les généalogies impériales, ainsi que les mythes et légendes des grandes familles japonaises.
Hieda no Arei, conteur homme ou femme, nul ne le sait, autrefois célèbre pour sa prodigieuse mémoire, était en mesure de répéter sans se tromper le contenu de tous les documents qu'il avait vus et de ne jamais oublier ce qu'il avait entendu. L'empereursouhaita qu'il fut instruit des traditions et de la vieille langue des âges passés, les lui faisant répéter jusqu'à ce qu'il les eut appris par coeur. Cependant, l'empereur mourut avant l'achèvement du projet, et la mémoire de Hieda no Arei fut l'unique dépositaire de ce qui devait plus tard être le "Kojiki", ou "Récit des faits anciens".
Suite au décès de l'empereur, le projet fut délaissé. Ilfallut attendre que l'impératrice Genmei, qui régna de 707 à 715, arrive au trône pour que l'oeuvre de Tenmu soit reprise en mains. Elle ordonna à O no Yasumaro de rédiger le Kojiki, sous la dictée de Hieda no Arei. L'ouvrage put ainsi être écrit en à peine quatres mois et demi.

C. Un enjeu caché..
L'empereur, déplorant que les documents historiques en possession des principales familles noblescontinssent de nombreuses erreurs, voulut adopter des mesures propres à sauver les traditions authentiques de l'oubli. Il réalisa que les anciennes familles, dans leurs quêtes de pouvoir, modifiaient à leur guise les anciennes traditions, afin de mieux établir leurs droits et leurs privilèges. L'empereur voulut alors y remédier, dans le but de rétablir les véritables droits et privilèges dechacun, mais avant tout pour accentuer et remettre en valeur son statut, ainsi que renforcer son pouvoir. Pour ce faire, l'empereur chercha à démontrer qu'il provenait d'une descendance divine. Suivant ce raisonnemant, son authorité au sein du Japon deviendrait incontestable, puisqu'elle serait d'ordre divine.
Cependant, il est envisageable de dire que le Kojiki avait également un but diplomatique:...
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