Naissance de la poesie

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  • Publié le : 19 mai 2010
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I) Origine de la poésie

1) L'empire grec berceau de la poésie

La période du poète commence avec cet immense empire grec où l'on a parlé, mais surtout pensé grec. L'empire s'étendait d'Alexandrie au Bosphore, et de Cyrène à la Sicile. Les côtes de l'Asie mineure ont été, avant Homère, et jusqu'à l'Islam, domaine grec, d'elles nous sont parvenus les plus grands et les plus influents poèteshelléniques. Les Dieux y ont été vus à travers l'amour, l'esprit, le désir ou la crainte, dans cette perspective où l'union entre les humains et les divinités ont été crues possibles au début des temps.
Les poètes de l'époque ont imaginé ces figures de la puissance, de l'enchantement et de l'exaltation divines. La Grèce vivait confinée dans ses dieux. C'est à ce dynamisme même des évènementssacrés que perçoit le poète grec. On trouve chez les poètes de la Grèce antique un ethnocentrisme aussi bien dans le langage courant que dans la culture comme cela est souvent le cas chez la plupart des poètes. Il n'en n'est pourtant pas toujours le cas si l'on considère Platon, dans le "Timéee", qui n'hésite pas à faire une place importante aux traditions babyloniennes, tout comme Xénophon,renchérissant sur Hérodote qui a écrit une chronique très représentative des mœurs et des coutumes perses.

2) Le mythe d'Orphée

Calliope, la mère d'Orphée est la muse de l'éloquence et de la poésie (on l'appelle aussi belle voix).
Aux origines, le mythe d’Orphée est issu de la culture orale. Les écrits antiques sont les seuls témoignages dont nous disposons et présentent un mythe complexe dontl’histoire est déjà ancienne. Il s'agit du mythe à l'origine de la poésie.

Apollon le père d'Orphée est le dieu du soleil et de la masculinité. Il dirige l'orchestre des neuf muses et joue de la lyre à sept cordes. On dit parfois que le père d'Orphée est le roi de tharse Oegre.

Apollon enseigne l'usage de la lyre à sept cordes à Orphée . Celui-ci le surpasse vite et ajoute deux cordessupplémentaire à sa lyre, atteignant ainsi le chiffre de neuf correspondant au nombre des muses.

Son chant qu'il accompagne à la lyre est d'une perfection telle qu'il enchante au sens fort du terme tout être sur terre doué ou non d'une âme : homme sensible à la beauté, barbare, animal du plus doux au plus féroce, végétaux et minéraux .
Le charmeur est charmée à son tour par Eurydice:

Mais voilà, mêmeavec la bénédiction de l'olympe, la Lune de miel ne dure pas. Aristée , un modeste agriculteur, tombe amoureux de la jeune épousée. Il la poursuit en pleine nature, un jour qu'elle est seule, effrayée, elle s'enfuit. Dans sa course, la belle marche sur un serpent qui la mord au talon. La voilà blessée et bientôt elle rend l'âme. Orphée connaît alors un désespoir aussi grand que sons amour. Ilgémit, il pleure. Il décide alors de descendre aux enfers pour chercher son épouse. Il y retrouve le dieu des Morts et Perséphone, reine des Enfers fille de Déméter et de Zeus lui-même. Cette dernière est la cruauté même, impitoyable, la moins accessible à toute mansuétude.
Mais voilà, Orphée élève sa voix quasi divine, chante la plainte de l'amour et de l'époux éploré, qui mande qu'on lui laisseemmener avec lui Eurydice. Les puissances infernales s'émeuvent, sous le charme de la musique, de la voix, elles autorisent Orphée à repartir, à quitter les Enfers avec sa compagne, mais il faudra qu'ils ne se parlent pas jusqu'au terme de leur voyage et surtout qu'Orphée ne se retourne pas pour la regarder avant d'être sorti du Royaume des ombres.
Hélas, le malheureux Orphée se retourna en chemin,regarda Eurydice et la perdit, celle-ci disparaissant dans les ombres funestes pour l'éternité…
En proie au plus grand désespoir, Orphée dut se résoudre à s'en retourner sur la terre. Là, il resta seul sans nul compagnon humain. Il sillonne les rudes paysages de Thraces, toujours émettant des plaintes déchirantes au son de la lyre. Pour amis, il n'avait que rochers, arbres, ruisseaux et...
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