Napoleon

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  • Publié le : 9 mai 2010
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II. Un dialogue philosophique (doc C.Touzé)

A) Deux thèses en présence

- En effet, le texte (bien que narratif et dialogué) = mis au service d’une argumentation comme le révèlent :

* les connecteurs logiques : multiples mais (l. 9, 19, 28, 45, 51) + Et (l. 12, 13, 23, 26 + l. 21 où et = donc = conséquence + la raison, s’il vs plaît ? = pourquoi ? (l. 13)

* lelexique argumentatif : la thèse (l. 29), la raison (l. 13) = volonté de mettre en place un raisonnement logique.

* la progression de la réflexion :
( on passe d’abord du fait divers d’ordre judiciaire (les friponneries de l’intendant) et médical (cet homme était fort mal) au domaine moral, éthique (une très mauvaise action) = l’objet du débat : les relations entre le médical,l’éthique et la justice; l’importance de ce changement de perspective est souligné par la répétition (l. 13) encore accentuée par la tournure exclamative.
( l. 16 à 27 = énoncé des thèses en présence
( à partir de la l. 28, modification, par Moi, de l’exemple analysé et choix d’un ex notoire : Cartouche ou Nivet. D’où plaidoyer du Dr B (l. 33-44) qui réaffirme sa thèse.
(L. 45-52 : nouvelle modification apportée par Moi qui, maintenant, place le débat sur le plan personnel : assassiner votre ami.

- Les thèses énoncées :

* Celle du Dr B = clairement formulée l. 16 : Mon affaire est de le guérir, non de le juger. Puis elle est réaffirmée l. 34 (qu’il le guérirait).

* Celle de Moi n’est pas exposée aussi clairement, mais amenéeprogressivement :
( d’abord exprimée avec certaines précautions oratoires : travailler de toute notre force à l’avantage de la république (l. 20) = un argument très général,
( puis thèse précisée par une litote : il me semble que ce n’en est pas un pour elle que le salut d’un malfaiteur (l. 21)
= Moi, conscient de la dureté, de la cruauté de sa thèse, a recours à uneformulation à la tournure négative (en fait, sa thèse = il faut laisser mourir l’intendant). [cf suite du texte p. 388]
( C’est donc sur le plan éthique que se place Moi comme le montre le lexique moral auquel il a recours : mauvaise action, méchants, bon citoyen (l. 20), le salut (l. 22), la conscience, repentirez-vous (l. 47-48).

- Deux thèses qui s’opposent :

* Cf lesmultiples mais (3 prononcés par Moi / 2 par le Dr B)

* De même, si Moi adopte le lexique moral, le Dr B le rejette : de le guérir, non de le juger.

* En fait, 2 individualités différentes :
( Le Dr B = réfléchit avant d’énoncer son opinion (l. 33), envisage les conséquences du choix (bientôt il ne saurait plus où s’arrêter , l. 37), un homme sensible (cf la métaphore consuméde douleur, l. 51), qui refuse de juger autrui (cf l’épiphore Est-ce à moi ?, l. 24-27) et qui fait confiance au juge pour cela (l. 17), qui prône la tolérance (l. 40-42), donc mesure et modération = valeurs humanistes.
( Moi = un enfant (cf lexique : mauvaise action, méchants) qui juge et s’exprime avec fougue (cf ? aux l. 47-50 + ! à la l. 49 + les impératifs), en des termes parfoisexcessifs : un chien enragé, un scélérat = condamnation sans appel.
Enfin, déjà talents d’écrivain puisque Moi met en scène une anecdote vive, rapportée au futur ou au présent de narration (l. 30 + 45-50) et y insère, comme le narrateur, du discours direct (l. 49)

B) Mais un discours persuasif = animé de la même volonté de convaincre l’interlocuteur

La confrontation desarguments est appuyée par de nombreux procédés oratoires :

* des formes d’insistance telles :
( les répétitions :
|Père + Moi : très mauvais (l. 11-12) |Dr B : mauvaise action (l. 13) |
|Moi : Guérirez-vs (futur : l. 31) + avoir guéri (infinitif passé : l. 48) |verbe guérir (l. 16, 17, 34 : inf....
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