Nationalisme

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  • Publié le : 16 avril 2010
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Attila Bervini
Séminaire d’histoire économique contemporaine

La crise des années 30 et les politiques de relance économique et financière en Allemagne.

Table des matières

I. Introduction ...................................................................................................

II : La crise bancaire allemande …………………………………………......
1) La crise de 1931…………………………………………………………..
2) Contrôle du crédit, Contrôle des changes et plan de renflouement ………..

III. Politiques de relance économique et financière ………………………….
1) L’ouverture de nouveaux débouchés intérieurs ……………………………………
2) Financement de l’économie allemande nazie ………………………………………

IV. Conclusion …………………………………………………………………………

V. Bibliographie……………………………………………………………………….

Introduction :

Durant ce présent exposé, nous verrons tout d’abord quel a été la situation économique et financière de l’Allemagne en la plaçant dans son contexte d’entre-deux guerre. Nous verrons par la suite comment la crise de 1929 qui touche en premier lieu les Etats-Unis, s’est propagée en Europe et pourquoi les conséquences de cette crise ont été plus sévères en Allemagne qu’ailleurs. Enfin nous tenterons d’examiner le processus dereprise économique allemand qui démarre avec l’arrivée au pouvoir d’Adolphe Hitler et ainsi voir les moyens par lesquels l’Allemagne a su s’extraire de cette crise et développer une croissance importante jusqu’en 1939.

Pendant la première guerre mondiale la France a subit des dégâts majeurs sur son terriore. C’est la raison pour laquelle les français décident de faire payer aux allemands lesréparations pour le désordre et les pertes humaines causées. Cette volonté d’attribuer la responsabilité de la guerre à l’Allemagne prend forme avec le Traité de Versailles en 1919. Il impose à l’Allemagne les paiements des réparations qu’il fixe à 132 milliards de marks or. L’Allemagne accepte à contre cœur, mais va vite, vu l’énormité des sommes qu’elle doit payer par an, elle annonce qu’elle estdans l’impossibilité d’effecteur les versements prévus. Face au retard des paiements, la France décide d’occuper la Ruhr janvier 1923. Cette occupation a pour objectif d’occuper le centre de production de charbon, de fer et d’acier afin d’obtenir, étant donné que l’Allemagne ne peut assumer ses versements, des paiements en nature. L’occupation suscite une vague de résistance passive, des mouvementsde grève, des incidents[1]. Un autre problème s’ajoute à celui-là : la production de l’industrie allemande est disproportionnée comparé aux besoins de sa population. En effet, dans un contexte imprégné par la rationalisation et le progrès, l’industrie allemande se met finalement à produire beaucoup trop. De nombreuses industries ne tournent, après la guerre, qu’au tiers de leurs capacités. Il s’ensuit une série de faillites d’entreprises laissant de nombreux ouvriers au chômage. Afin de les aider le gouvernement imprime des billets en masse à la fois pour accorder des subventions aux industries mais également pour porter secours aux chômeurs. Le mark tend alors à se déprécier de plus en plus mais le gouvernement dans un premier temps ne souhaite pas endiguer cette inflation car elle étaitégalement un moyen pour l’Allemagne de payer ces dettes. Or, l’inflation prend de telles proportions que le mark se déprécie si fortement qu’il atteindra 4 200 milliards marks par dollars[2]. Les avoirs allemands déposer à l’étranger diminue fortement. De plus, bien qu’avec la révision du Traité de Versailles par successivement le plan Dawes et le plan Young, l’Allemagne n’arrive toujours par àrespecter l’échéance de ses paiements de réparations. Du coup ces dernies vont s’endetter de plus en plus avec des prêts, en majorité américains, à court terme dans le but de payer les réparations. L’Allemagne va donc devenir de plus en plus dépendante de ces crédits étrangers[3].
Le Krach boursier de 1929 et la dépression...
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