Negritude

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  • Publié le : 19 avril 2011
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La négritude est un courant littéraire et politique, créé après la Seconde Guerre mondiale[réf. nécessaire], rassemblant des écrivains noirs francophones, dont Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon Gontran Damas, Guy Tirolien, Birago Diop et René Depestre notamment. Lié à l'anticolonialisme, le mouvement influença par la suite nombre de personnes proches du Black nationalism, s'étendant bienau-delà de l'espace francophone.
la poésie de la négritude regorge un multitude de thèmes qui sont intéressants les uns que les autres.vous pourriez par exemple étudier le symbolisme de ces œuvres poétiques, l'évocation de l'identité nègre ou encore montrer comment les chantres de la négritude ont manifesté leurs mouvement à travers cette forme d'art qu'est la négritude.
Les fondateurs dumouvement, Aimé Césaire, Léopold Senghor, et Léon Damas, espéraient éliminer les barrières entre les étudiants des colonies françaises. Ils s’inquiétaient non seulement de la collaboration entre les Noirs du groupe, mais aussi de l’unité de leur race. Ces inquiétudes ont inspiré la négritude.
D'après Senghor, la négritude est « l'ensemble des valeurs culturelles de l'Afrique noire ». Selon Senghor: «La négritude est un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d'Afrique et des minorités noires d'Amérique, d'Asie et d'Océanie. » Pour Césaire, « ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l'assimilation culturelle ; le rejet d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire unecivilisation. Le culturel prime sur le politique. »
La Négritude vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.

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Léopold Sedar Senghor (1906 – 2001) Femme nue, femme noire



Vêtue de ta couleur quiest vie, de ta forme qui est beauté

J’ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux

Et voilà qu’au cœur de l’Eté et de Midi,

Je te découvre, Terre Promise, du haut d’un haut col calciné

et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l’éclair d’un aigle



Femme nue, femme obscure

Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases de vin noir,

Bouche qui faitlyrique ma bouche

Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent

d’est



Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur

Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée



Femme noire, femme obscure

Huile quene ride nul souffle, huile calme aux flancs de

L’athlète, aux flancs des princes du Mali

Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délice des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de

tes yeux.Femme nue, femme noire

Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel

Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendre pour

nourrir les racines les racines de la vie

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Aimé Césaire

Et moi, et moi,

moi qui chantais le poing dur

Il faut savoir jusqu'où jepoussai la lâcheté.

Un soir dans un tramway en face de moi, un nègre.

C'était un nègre grand comme un pongo qui

essayait de se faire tout petit sur un banc de

crasseux de tramway ses jambes gigantesques et

l'avait laissé, le laissait. Son nez qui semblait

une péninsule en dérade et sa négritude même qui

se décolorait sous l'action d'une inlassable...
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