Norbert elias

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  • Publié le : 3 juin 2010
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NORBERT ELIAS (1897-1990)

Norbert Elias est née à Breslau le 22 juin 1897 et est mort à Amsterdam le 1er Août 1990, peu de temps après son 93ème anniversaire. L'importance de ses travaux n’a été reconnue qu'à la fin de sa vie. Il avait 57 ans lorsqu'il obtint pour la première fois un poste permanent à l'Université, et son travail a été beaucoup diffusé qu'à la fin des années '60. Cependant,bien que tardive, la reconnaissance arriva. Puis, Norbert Elias augmenta sa production scientifique, écrivant plus de livres durant la décennie de ses 80 ans que pendant l'ensemble de sa vie. Il engagea également des disciples, notamment aux Pays-Bas et en Allemagne, qui le « succédèrent » après 1990 en publiant des fragments et des documents inachevés.… …………………………………………………………………………..Norbert Elias était fils unique d'un fabricant de confection juif de Breslau, et soufra donc parfois de l’antisémitisme pendant sa jeunesse. Comme, par exemple, lorsqu’il dit qu’il voulait devenir professeur et q‘un camarade de classe lui répondit : " cette carrière t'es interdite par ta naissance". Malgré cela,Norbert Elias faisait partie d'un groupe qui avait confiance en la culture germanique. La famille aimante, le monde rassurant des serviteurs et des gouvernantes que Norbert Elias décrit rappelle ceux de "l'enfance berlinoise" de son presque contemporain Walter Benjamin, bien que, contrairement à ce dernier, il fournisse peu de détails matériels sur les modes de consommation bourgeois de la Belleépoque. De plus, Benjamin fut brisé par les évènements des années '30 et finalement se suicida, alors que Norbert Elias insiste sur la confiance intérieure qu'il gagna pendant sa jeunesse, et lui permis de surmonter la guerre, l'émigration et les difficultés du monde académique. Il rejoignit ensuite la division des transmissions en 1915, tout de suite après le lycée, et servit sur le front ouest. Sessouvenirs de cette expérience sont constitués de scènes violentes et sanglantes. Puis il étudia la médecine et la philosophie à Breslau, et déménagea en 1925 à Heidelberg, où il fréquenta le cercle de Marianne Weber, qui entretenait la mémoire de Max Weber. Karl Jaspers et Karl Löwith, qui faisaient eux aussi partis du cercle, avait assimilé et reprenait donc les idées de Weber. Il y avait aussi àHeidelberg un américain, Talcott Parsons, qui présenta plus tard sa propre version, « étroite et fonctionnaliste », de Weber au public américain auprès duquel il devint très influent (version qui fut après guerre réexportée en Allemagne comme "kit intellectuel" du plan d'aide Marshall). Norbert Elias a beaucoup parlé des débats de cette époque, sur la sociologie de la connaissance par exemple,plus qu'à propos de la politisation des universités. Bien qu'étant sympathisant de gauche, il n’adhéra pas à la politique. En 1930, Norbert Elias déménagea à l'Institut de Recherches Sociologiques de Francfort, le Marxburg. Son compte-rendu de ses trois années là-bas est très sévère. Il ne mentionne ni Erich Fromm, ni Leo Löwenthal, ni Paul Tillich, ni même Adorno, qui était pourtant son ami. Auprintemps 1933 il décida de quitter l'Allemagne. Ne trouvant pas de poste en Suisse, il vint à Paris où il se mit à vendre des jouets, reconnaissant qu'il n'avait pas d'avenir à l'Université, et déménagea une nouvelle fois, pour l'Angleterre. Un fonds de soutien pour les réfugiés juifs lui fournit une aide modeste qui lui permit de travailler dans la salle de lecture du British Museum et d'écrire sonoeuvre principale.…………………………………………………..
Le Processus de Civilisation comprend en fait deux livres dont le premier, La Civilisation des moeurs, est sans doute le plus connu. Dans cet ouvrage, Norbert Elias s'intéresse aux moeurs de l'élite: comportement à table, fonctions du corps, vie sexuelle, agressions, etc... Il dessine une structure du changement sur le long terme, de la fin de l'époque...
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