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  • Publié le : 21 avril 2011
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INTRODUCTION

« “ Téléphoner à ses parents ” : le lien à la radio des adolescents, entre proximité et distanciation », est un article rédigé par Glevarec. Il est extrait de Audiences, Publics et Pratiques Radiophoniques un ouvrage dirigé par Cheval et publié en 2003. Cet article se situe de la page 129 à 140.
Martine Delahaye aborde également le thème de la radio dans son article « Lesauditeurs donnent de la voix » paru dans Le Monde dans l’édition double du 5 et 6 Novembre 2006.
Dans la revue MédiaMorphoses de Juin 2008, Guy Starkey dans son article « La bande sonore de nos vie » traite de la radio plus globalement.
Dans ces trois documents on retrouve l’interactivité développée dans l’espace public qu’est la radio. Les auditeurs deviennent actifs et participent à laprogrammation de la radio. L’article de Glevarec fera l’objet d’une analyse plus approfondie.

TEXTE PRINCIPAL

Glevarec débute ses recherches autour de l’intérêt que les adolescents portent aux « radios jeunes ». Les deux intérêts principaux se trouvent être la musique et « les problèmes jeunes ». Ce dernier fera l’objet d’une enquête approfondie. En effet notre auteur axera sa problématiquesur le moment où ces problèmes de jeunes sont abordés c'est-à-dire lors des émissions appelées « libres antennes ». Les concepts liés à cette problématique se retrouvent notamment autour de l’espace privée que présente ces émissions : les sujets abordés relèvent de l’intime. Glevarec constate également un espace d’interconnaissance : des similitudes entre les auditeurs. Et la radio en tantqu’espace public offre la possibilité de garder l’anonymat.

• La méthode utilisée
L’enquête par entretien
L’auteur a effectué une enquête auprès d’une cinquantaine d’adolescents âgés de 15 à 16 ans. Cette enquête sociologique a été menée avec Arnaud Choquet, ingénieur en recherche.
Il s’agit en grande partie d’enquêtes menées auprès d’adolescent qui se trouvent être auditeur de laradio. Ces adolescents interviewés sont pour la plupart collégiens ou lycéens mis a part Nicolas qui est au chômage et a 16 ans.
Les enquêtes d’audiences de Médiamétrie s’ajoute ces données de recherches.
Les interrogés ne sont pas tous originaires de la même région, certains habitant à Toulouse et d’autre à Lille.

• L’analyse

La radio : un espace de mise en confiance
Lesradios écoutés par les adolescents offrent une programmation principalement axée sur la musique et une « antenne ouverte à tous les auditeurs » en début de soirée.
On constate alors que les témoignages apportés dans ces émissions « libres antennes » ont une grande importance et Glevarec souligne qu’ils sont considérés comme source d’information. Les témoignages créent ce qu’appelle l’auteur :« une relation d’expérience ».
Des sujets délicats qui ne peuvent être abordés facilement (en famille ou même entre amis) sont traités lors de ces émissions. Ainsi la radio prend une place particulière par rapport aux parents, aux amis.
La radio devient un moyen de cacher son identité. Glevarec parle de « possible masque ». Les adolescents interrogés appuient sur le faitqu’on peut toujours rester anonyme.
Un parallèle est alors fait entre la possibilité de rester anonyme en tant que appelant mais aussi comme auditeur : « Un parallélisme nécessaire entre la possibilité qu’offre la radio d’y parler sans y être vu et celle d’écouter sans y être vu non plus ».
Ce qui permet aussi à ces adolescents de parler de ces sujets délicats en temps normal c’est qu’il neconnaît pas la personne à qui ils s’adressent.
Une confiance s’installe grâce à un mélange de sérieux et d’humour. Ainsi cela facilite la parole sur des sujets sensibles. Le sérieux est associé à l’animateur de l’émission. Le statut de l’Animateur demande quelques réflexions. En effet on peut se demander si sa parole représente l’opinion générale. L’auteur parle « d’autrui généralisé »....
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