Nouvelle

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  • Publié le : 1 avril 2009
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Édouard

Mon histoire a commencé il y a 10 ans, j'avais 11 ans, j'habitais à l'époque dans le sud de la France. Plus exactement sur la côte d'azur, dans une petite ville qu'on appelle Juan-les-pins .Dans la rue Bijou-Plage - devant la ligne de chemin de fer qui rallie la ville de Nice à Cannes en train - en face de la plage et près d'une petite épicerie où il m'arrivait d'acheter des pains auchocolat avant de rentrer chez moi, après l'école. Ayant une maison vue sur la ligne de train et la plage, je n'avais que deux voisins, un à droite et puis un à gauche. A droite, c'était une grande maison un peu snob de couleur jaune-couché de soleil comme on en trouve dans le sud. La famille qui habitait cette maison était très empruntée et distante avec ma famille qui était plutôt très avenante.Il arrivait à mes parents de les inviter pour un barbecue ou bien un simple déjeuné. Invitation qu'ils déclinaient machinalement. Mes parents justifiaient ce refus en disant qu'ils étaient très pris. Nous cessâmes de les fréquenter.

Je reviens à mes voisins, cette fois à ceux de gauche, ceux qui étaient plus proche de Cannes. Certainement très gentils, je ne sais pas. Leur maison m'inspirait dela curiosité et donc de la sympathie, bien qu'elle effrayait les passants. En effet, les barreaux aux fenêtres, c'est inhabituel mais c'est original. Les végétaux dans le jardin n'avaient certainement jamais été coupés et dans le quartier ça détonait, mais justement c'est bien, ça change. La maison avait une couleur variant entre le vert foncé et le noir, et il est vrai que ce n'était pasrassurant. Je ne voyais que très peu ces voisins, on m'avait dis que c'était un couple, sans enfant et sans chien. Je trouvais cela curieux étant une grande maison,mais sans plus. Je ne m'occupe pas de ce qui ne me regarde pas.

Continuons, un soir en rentrant tard de l'école, mon cours de latin s'étant éternisé sur l'étymologie des mois de l'année, j'entendis en passant devant la maison des voisinsde gauche, un rire, un rire d'enfant. Et plus tard je vis devant la maison dépassant d'une poubelle, une grosse peluche en forme d'éléphant comme on en faisait à cette époque là. Je commençais à me demander s’ils avaient fait un bébé mais le rire que j'avais entendu n'était pas celui d'un nourrisson. Je ne cherchais pas plus loin, jusqu'à la fois d'après, où cette fois c'était réellement étrange,il y avait des cris, des pleurs, des gémissements si intenses, que je les entendis de dehors. Plus inquiète que curieuse, je tentai de les oublier, en vain… cela me perturbait et je voulais en avoir le c' ur net.
Je pris mon courage à deux mains, me dirigea dans ma cuisine, sortis le livre de recette, les plats, les ingrédients et je me mis à faire des petites pâtisseries pour ensuite aller lesporter aux voisins.
Quelques heures après, mes petits gâteaux terminés, je me rendis chez mes voisins bizarres, frappa à leur porte.
...Une dame, qui devait être la maîtresse de maison, m'ouvrit la porte et me proposa d'entrer. Je me présenta et entra. Un long couloir très peu accueillant car froid, sombre et sans couleurs menait à une salle de séjour qu'occupait des fauteuils et canapés en vieuxcuir marron, démodés et défraîchis, le tapis était sale et les murs jaunis; seuls quelques tableaux rentraient dans la catégorie décoration. Je regrettai de ne pas avoir prévenu mes parents que je venais ici, j'étais en effet inquiète. La maîtresse de maison semblait ravie du présent que je lui avais fait mais restait mal à l'aise. Elle semblait cacher quelque chose, peut-être quelqu'un. J'aperçudans le fond de la pièce un piano caché sous d'innombrables livres, abîmés par le temps, ma réaction que je ne pus contenir, était un cri d'exclamation positif qui montrait que j'étais contente. Mon hôte l'avait très bien compris, je lui expliquai que j'adorerai faire du piano. Au bout d'une heure passé chez elle à parler de ce magnifique instrument en mangeant mes gâteaux quelque peu ratés,...
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