Obama racisme

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Allocution du sénateur Barack Obama : “Une union plus parfaite”

(extraits)

Philadelphie, le 18 mars 2008
Source : Barackobama.com
Traduction : La croix

***

«J’ai choisi de me porter candidat à la présidentielle à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourronsparfaire notre union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction, je la tire de ma foi inébranlable en la générosité et en la dignitédu peuple américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d’Américain. Je suis le fils d’un noir du Kenya et d’une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s’est engagé dans l’armée de Patton pendant la Seconde Guerre mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.J’ai fréquenté les meilleures écoles d’Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute couleur, dispersés sur troiscontinents, et tant que je serai en vie, je n’oublierai jamais que dans aucun autre pays du monde le parcours qui fut le mien n’aurait été possible.
Cela ne fait pas de moi le candidat le plus conventionnel. Mais cela a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un. (…)

Voilà où nous en sommes actuellement :incapables depuis des années de nous extirper de l’impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n’ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l’espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne. Mais j’ai affirmé ma conviction profonde – une convictionancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain – qu’en travaillant ensemble, nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro- américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut direcontinuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications – meilleure assurance- maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois – aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse d’une femme blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du Blanc qui a été licencié ou del’immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie – en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s’ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croirequ’ils peuvent être maîtres de leur destinée. L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine – et, oui, conservatrice – de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du révérend Wright (1). Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du...
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