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  • Publié le : 13 octobre 2010
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L'utilisation forcée d'animaux pour la distraction des humains est très ancienne, elle a connu son apogée à l'époque des spectacles romains, où les animaux se battaient entre eux, ou contre des humains. Des humains ont également utilisé des animaux pour des cérémonies plus rituelles que récréatives (sacrifices, traditions, superstitions, etc..).
Ce genre de pratiques se perpétue malheureusementencore de nos jours.
Le plus grave problème est certainement celui des corridas, d'une inspiration qui n'est pas sans rappeler les sinistres spectacles du cirque de Rome. Les taureaux y sont torturés de façon méthodique au cours d'un simulacre de combat en trois phases (tercios).
Pique |
LES DROITS DE L'ANIMAL

 
| Le droit à ne pas souffrir |
| L'antispécismedans la pratique |
| Relations de la libération animale avec d'autres mouvements |
| Critique et avenir de l'antispécisme |
| Bibliographie |
| Organisations |

Le droit à ne pas souffrir
Au cours des derniers siècles, le combat pour l'égalité des droits entre humains a considérablement progressé. La déclaration des droits de l'homme apermis de donner officiellement à chacun les mêmes droits, indépendamment de notions aussi arbitraires que la couleur de la peau, le sexe ou le degré d'intelligence. Par contre, aucun droit n'a été reconnu officiellement aux représentants des espèces autres que l'espèce humaine. Ces êtres sont d'ailleurs intensivement exploités par les humains (à des fins très diverses, cf. les autres sections de ceweb).
Le problème est que tous les animaux dotés d'un système nerveux et d'un cerveau sont, à l'instar de l'homme, capables d'endurer de la souffrance.
Or, la souffrance est toujours aussi désagréable à endurer, que l'on soit un homme, un porc ou un oiseau. La souffrance est toujours aussi abjecte quel que soit l'être qui souffre, et l'intérêt à ne pas souffrir est le même quel que soitl'être concerné.
L'égalité de l'intérêt à ne pas souffrir amena des philosophes à proposer l'établissement d'une égalité du droit à ne pas souffrir. Cette idée n'est pas récente, Jeremy Bentham écrivait déjà en 1780:
Les français ont déjà réalisé que la peau foncée n'est pas une raison pour abandonner sans recours un être humain aux caprices d'un persécuteur. Peut-être finira-t-on un jour pars'apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l'extrémité de l'os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d'abandonner une créature sensible au même sort. [..] La question n'est pas: "Peuvent-ils raisonner ?" ni "Peuvent-ils parler ?" mais "Peuvent-ils souffrir ?"
L'idée de base était lancée pour une théorie de l'égalité animale, qui fut reprise plus tard par d'autresphilosophes, au premier rang desquels Henry Salt (mais aussi, en France, André Géraud). Pourtant, il fallut attendre la fin du XXème siècle pour qu'un autre philosophe, Peter Singer, mette au point une théorie complète de l'égalité animale et en demande l'application. Ainsi sont nés les mouvements dits de "Libération Animale", dont on peut considérer que la naissance coïncide avec la parution du livre"Animal Liberation", de Singer, en 1975.
Ce livre a été un best-seller mondial, traduit dans les principales langues actuelles. La version française a été publiée seulement en 1993 par Grasset, et correspond à la seconde édition de l'ouvrage (qui date de 1989). D'origine anglaise (comme fils de réfugiés d'Europe centrale fuyant les persécutions nazies), Peter Singer a exercé longtemps àl'université de Melbourne (en Australie), et a obtenu à compter de 1999 une chaire de professeur à l'université de Princeton.
La philosophie de Singer est dérivée de celle des utilitaristes moraux (Bentham, Stuart Mill, ..): il importe avant tout de minimiser la quantité globale de souffrance, et de maximiser la quantité globale de plaisirs. Entre autre conséquences, non directement liées aux droits...
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