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  • Publié le : 1 juillet 2010
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QUESTIONS

1. Le texte de Flaubert décrit Paris au XIXème siècle. Plusieurs aspects de la ville sont mis en valeur. D’abord, il s’agit des personnes qui vivent dans ce milieu urbain. On trouve des travailleurs « les balayeurs » (l.3), des « marchands de vin » (l.11), «les « décrotteurs » (l.11) les épiciers » (l.12) et également des passants « des femmes » (l.13), la « foule » (l.15). Ensuite,les véhicules de plus en plus nombreux dans le Paris de l’époque sont décrits. Le vocabulaire utilisé est d’ailleurs très technique « palonniers, trais » (l.1), « tombereaux, cabriolets, omnibus » (l.5), « fiacre » (.10). Enfin, c’est la ville elle même qui est mise en valeur. Le narrateur met en avant ses jardins « jardin des plantes » (l.5), ses quais « Saint-Bernard, La Tournelle » (l.16)…sesrues « saint-honoré » (l.18)…ses monuments « le Louvre » (l.18). Ce nouveau Paris Haussmannien est ici décrit de façon précise et paradoxale. Même si la Seine est décrite péjorativement « jaunâtre », il fait bon vivre à Paris « fraicheur » (l.7), « bon air » (l.8). C’est essentiellement la beauté de Paris qui est mise en valeur Le texte de Zola est plus réaliste. La description met en avantl’aspect économique : c’est le monde ouvrier dont il s’agit : les « bouchers » (l.8), les « ouvriers » (l.22), la « foule » (l.21), la « cohue » (l.23). Il s’agit du quartier Poissonnière. La saleté de ce quartier est omniprésente dans le passage. Ce sont les bâtiments, l’hôtel a des « persiennes pourries » (l.3), de « la moisissure » (l.5). Les abattoirs génèrent une « puanteur », une odeur fauve » (l.9),les « coins (sont) noirs d’humidité et d’ordure » (l.14). Zola a d’ailleurs souhaité en écrivant l’Assommoir « un roman qui ait l’odeur du peuple ». Il le prouve dans cet extrait. C’est un Paris sale, triste qui est décrit dans ce passage. Le texte de Céline présente le quartier de Broadway, quartier central de New-York. C’est un beau quartier « précieux, quartier pour l’or » (l.11) « le beaucœur en banque » (l.12), « rempli d’or » (l.15)… L’aspect économique est constamment mis en valeur. Ici, le dollar est roi, c’est le maître. Le narrateur le compare même au « SaintEsprit » (l.17). Son importance est telle qu’il poursuit en affirmant que le dollar est « plus précieux que du sang » (l.17) : élément indispensable à la survie de chacun. Malgré cette richesse, la ville et ses rues sontcomparées à une « plaie triste » (l.7). De même, ses habitants, ceux qui y travaillent sont « tristes et mal payés » (l.19). Cette ville mythique où le dollar est roi semble décevoir Bardamu. Le texte de Le Clézio décrit la ville de Marseille. C’est l’aspect désertique qui est mis en valeur (cf. le titre du roman, Désert). Lalla ne croise personne « il n’y a personne dans les rues à cette heure là »(l.3) et les maisons semblent « abandonnées » (l.6) car les fenêtres « sont fermées » (l.4). Marseille est une ville endormie, déserte. Il semble qu’aucune âme n’y vive. Le lecteur comprend qu’il s’agit certainement de l’heure de la sieste.

2. Le personnage de Frédéric Moreau est heureux puisqu’il est épris de Mme Arnoux. Les descriptions de Paris reflètent son état âme. Il est euphorique àl’idée de revoir Mme Arnoux et tout autour de lui, personnes, lieux… semblent refléter cette joie. La vision de Paris est idéalisée car Frédéric est amoureux. La description des quais, les « boutiques qui défilaient » (l.15) ne sont-elles pas une métaphore des divagations de la conscience du personnage ? Quant à Gervaise, elle a peur (l.14) de retrouver son amant Lantier mort, elle se morfond dans satristesse et sa douleur. Elle broie du noir et tout ce qui l’entoure reflète sa tristesse. Le Paris n’est que « puanteur », muraille grise », « coins sombres »…ce champ lexical exprime toute la peur et la tristesse de Gervaise. Le personnage de Bardamu débarque à New York et ne connaît pas le quartier de Broadway « le nom je l’ai lu sur une plaque » (l.3). Il a le sentiment d’étouffer dans...
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