Onhy

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 20 (4843 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 16 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Université de Caen

UFR de Sciences Economiques et de Gestion

Licence de Sciences Economiques-Première année-2011/2012

Exposé histoire économique

Thème n°8: la révolution agricole

Membre du groupe:

• ANDRIAMALALA Maminiaina Ony

• MAZAVA Mbôtizara

• IRAMBONA Rassa

|I)-Extrait de l’ouvrage de Jacques BRASSEUL « HISTOIRE DES FAITS ECONOMIQUES : De l’Antiquité àla révolution industrielle »|
|tome1,1997,collection Armand Colin (p 182-190) |

LES DERTEMINANTS DE LA REVOLUTION INDUSTRIELLE EN LA GRANDE-BRETAGNE

1. Les Transformations agraires

1 Un nouveau monde

Le concept de la révolution agricole, peu justifié par la lenteur destransformations qui s’étendent en fait du XVIe au XIXe siècle ; s’explique néanmoins parce que « les changements ne sont pas produites par l’expansion de l’ancien système économique et social, mais par la création d’un nouveau type »(Trevelyan) .Les principales innovations ont eu lieu à la fin du XVIIe siècle et jusqu’en 1740, et précédent donc de beaucoup de changements dans l’industrie ne semanifesteront que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il importe donc d’étudier d’abord ces mutations et leur résultats avant de considérer les liens entre l’agriculture et les autres secteurs avant tout industrie. Un double clé peut cependant d’ores et déjà être donnée : tout d’bord selon la formule de Phyllis Deane, «  les enclosures ont été une condition nécessaire mais suffisant de la révolutionagricole  » et ensuite pourrait-on ajouter dans le même esprit, la révolution agricole a été une condition nécessaire mais non suffisante de la révolution industrielle.

L’agronomie est la mode au XVIIIe siècle : elle passionne toute les sphères de la société, jusqu’aux souverains comme George III ( surnommé «  Farmer George » et ses fermes modèles à Windsor , ouMarie-Antoinette au Trianon , et avec plus de résultats les Landlords pionniers de l’agriculture scientifique comme Lord Townshend ( 1674-1738) ou de grands propriétaires roturier tel Jethro Tull ( 1674-1741 , «  Un excentrique désœuvré  » : a leisured crank selon Mathias ).Cette vogue n’est guère étonnante , car les contemporains ont conscience de vivre une période unique dans l’histoire del’humanité .Celle où grâce à la maîtrise qu’il acquiert sur l’environnement par son intelligence et ses techniques , l’homme va pouvoir enfin se libérer de millénaires de pénuries , de disette , de famines , pendant lesquels la survie d’une espèce était toujours en danger , où la vie pouvait être constamment menacée par l’insuffisance de la nourriture.

Au lieu de subir la nature, ses caprices, et aléasclimatiques, il va pouvoir le contrôler et produire la quantité de nourriture désirée. Comme c’est évidement une révolution et on comprend mieux a lors cet engouement concerne l’agriculture et ses pratiques, avec en particulier la multiplication des revenues et des ouvrages d’agronomies dont Voltaire s’est gaussé2, et cette sorte de légèreté et d’euphorie du siècle , très nouvelles par rapport auxépoques précédentes .Hobsbawm note aussi que l’optimisme de Pangloss n’est pas seulement une ironie du philosophe , « mais le fond réel d’un siècle de prospérité et d’expansion économique confortable. »

Les enclosure s’accélèrent au VIII e siècle (cf. Tableau 6, chap 5 ) jusqu’à la disparition totale au XIXe siècle de l’open field voué aux cultures .Elle ont permis l’essentiel des innovationsagraires en même temps que l’accélération du regroupement des terres et la création de grands domaines .Un fermier privé seul peut décider d’introduire une innovation sur ses terres sans avoir l’accord de la communauté , et il est d’autant plus incité à le faire que les bénéfices éventuels ne reviendront qu’à lui .Bien que certaines terres d’open field aient aussi introduit les nouvelles...
tracking img