Ophelie25

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  • Publié le : 31 mai 2011
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L’euthanasie


*Site complet :( http://sos-net.eu.org/medical/euthanas.htm )
*Interview médecin/prêtre contre l‘euthanasie :( http://certitudes.free.fr/nrc08/nrc08002.htm )

1°) L’avis des spécialistes : Un médecin devant l’euthanasie (Avis contre selon moi)

Médecin : Euthanasie signifie « bonne mort » ; c’est-à-dire, naturellement, une mort sans souffrance, et c’est tout ce qu’onsouhaite à son prochain. Mais il y a une dérive considérable, qui du reste dans son amplitude est propre à la fois à l’Occident et au XXe siècle. L’euthanasie, maintenant, dans le vocabulaire des médecins et dans celui des médias signifie donner la mort. Soit à quelqu’un qui souffre et dont on ne parviendrait pas à calmer les douleurs (mais ce cas n’existe plus aujourd’hui) ; soit à quelqu’un dont onestime qu’il est dans une situation incurable, et qu’il n’est donc pas utile de continuer à lui prodiguer des soins - puisque sa vie doit se terminer un jour prochain ; soit encore, du point de vue de certains, parce qu’il aurait perdu sa « dignité », en raison de conditions physiologiques

Cet argument de la dignité du patient, souvent invoqué par les demandeurs d’euthanasie, apparoir eneffet au cœur du débat. N’y a-t-il pas une certaine hypocrisie à s’appuyer vertueusement sur une morale de la dignité humaine pour justifier la suppression d’un malade, alors qu’on ne définit plus cette dignité que selon des critères purement matériels et physiques ?

Médecin : Cette question est évidemment centrale. C’est derrière le mot « dignité » que s’abritent certaines associations quidéclarent qu’on doit exécuter des patients qui l’auraient prétendument perdue. Or cela revient à dire que la dignité d’un être humain est jugée par autrui, et que le bien portant qui, lui, conserve à ses propres yeux toute sa dignité, peut juger de la perte de dignité de quelqu’un, et demander qu’on l’exécute...

Le comble du paradoxe est qu’on justifie de telles exécutions par le motif du « droit àla mort digne », comme si l’euthanasie, et elle seule, constituait la dernière dignité du malade handicapé ou du mourant. Pensez-vous qu’une mort digne soit possible sans euthanasie? Comment la concevez-vous du point de vue du médecin ?

Médecin : Premièrement en ce qui concerne la douleur, qui est la raison majeure pour laquelle l’euthanasie est demandée par les bien portants pour les grandsmalades - je le rappelle, ce sont très rarement les malades qui demandent qu’on mette fin à leurs jours -, cette douleur peut être maîtrisée dans tous les cas. La preuve en est fournie par le fait que l’on peut pratiquer des interventions chirurgicales pendant des heures sans qu’il y ait souffrance. Autrement dit, les moyens de traiter la douleur, de calmer les souffrances sans nuire à la vie dupatient existent, et ils existent depuis longtemps. Ils ne cessent de se perfectionner, préservant de mieux en mieux la conscience du malade. Par conséquent, exécuter quelqu’un pour lui éviter des souffrances est une absurdité, puisqu’on peut lui éviter des souffrances sans avoir à mettre fin à sa vie.

Mais lorsque quelqu’un souffre vraiment de manière insupportable, lui administrer comme on ledoit un calmant puissant, ou même l’anesthésier, présente quand même, au-delà de certaines doses, un risque évident pour sa vie. N’est-ce pas là pratiquer une forme d’euthanasie ?

Médecin : Alors, se pose en effet, le problème de la pratique faussement appelée « euthanasie passive ». C’est-à-dire qu’on peut être amené, dans certains cas, pour triompher de la douleur, à augmenter les dosesd’antalgique de façon à mettre en péril par contrecoup l’existence du patient. Cela n’a rien à voir avec l’exécution délibérée et directement voulue. Je pense que toutes les autorités spirituelles sont d’accord pour qu’on tente l’impossible en vue de soulager une douleur insupportable, même au risque, de cette façon, d’abréger la vie du patient. Le but n’est pas de tuer, mais de soulager....
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