Origine de la crise

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  • Publié le : 15 mars 2010
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Les crises liées au capitalisme peuvent être de différentes sortes, mais celle qui nous intéresse ici est la crise économique telle que la perçoivent différents penseurs classiques du XVIIIe et XIXe siècle : Smith,Ricardo, Malthus et Marx. Smith et Ricardo craignaient encore des crises de sous-production, tandis que Malthus et Marx ont su apercevoir une nouvelle crise : celle de surproduction. Enfait, il y a eu évolution des crises économiques au fil du développement du capitalisme : la question est alors de savoir à quoi est dû une crise économique. Nous nous intéresserons surtout à la crise de surproduction.
Tout d'abord, nous observerons que le capitalisme n'est pas parfait et qu'au fil du temps on a une vision plus précise de ce système économique; puis nous verrons que la loi desdébouchés de Say, soutenue par Smith et Ricardo, a été une illusion et que cette façon de pensée est facteurs de crise.
Le capitalisme repose sur la recherche du profit et l'initiative des capitalistes, le but est d'obtenir une société pacifié et dans laquelle tout individu puisse vivre. Il a pour régulateur le marché, qui permet d'accroître les richesses tout en développant des relationsd'échanges. Les auteurs classiques, comprenant Marx puisqu'il raisonne en classe sociale et analyse la valeur, la répartition et la croissance, sont d'accord sur le fait que le travail est la source de richesse.
Smith(1723-1790), dont on dit qu'il est le premier véritable économiste et qui a écrit « La Richesse des Nations »(1776), pressent une limite au capitalisme. Il parle « d'État stationnaire», dont il faut absolument s'éloigner car cela veut dire un arrêt total de la croissance. Paradoxalement, cet État stationnaire est le fruit du capitalisme, et surtout de la croissance elle-même.
Smith et Ricardo(1776-1823) prône un salaire de subsistance pour les travailleurs, c'est à dire qu'ils doivent avoir de quoi se nourrir, se vêtir et avoir un toit. Ces bas salaires permettent d'avoir deshaut taux de profit pour les capitalistes, ce qui leur permet d'investir encore plus et ainsi de suite. Or malgré la croissance, les capitalistes veulent toujours accroître leurs profits de plus en plus, donc il faut augmenter les rendements qui augmentera à son tour la production. Finalement on doit embaucher plus, donc on voit une offre grossir et un prix de travail qui augmente ce qui estfavorable aux salaires. Les profits doivent donc baisser. Si les profits baissent, les investissements seront moins importants qu'avant et la croissance s'arrête. Il y a donc un blocage lié à l'embauche de travailleurs, on dit qu'il y a une crise intrinsèque au capitalisme. C'est ce qui est nommé « État stationnaire ».
Ces deux penseurs chercheront des solutions pour « reculer » ce capitalismestationnaire, mais ces solutions n'auront aucune justice sociale, elles seront appliquées mais difficiles pour les populations.
Marx(1818-1883), critique connu du capitalisme, a vécu au XIXe siècle, il possède alors plus de recul que les premiers classiques pour analyser le capitalisme puisqu'il a assisté aux premières grandes crises économiques. Selon lui, la crise est bien intrinsèque aucapitalisme mais surtout est nécessaire pour celui-ci.
Il y a possibilité de crise dès lors qu'il y a un problème entre la production et la consommation. Les marchandises ne sont pas créées pour être consommées immédiatement, il y a développement d'un décalage temporel, un temps incertain pendant lequel la marchandise n'est pas vendue.
De plus, cette augmentation de marchandises créées va saturer lademande effective du marché à un moment ou à un autre, puisque les capitalistes ne s'occupent pas alors des besoins des consommateurs, ils ne s'intéressent qu'aux parties du marché qui rapportent le plus de profits. Marx disait : « Il arrive un moment où le marché devient trop étroit ».On a alors une surproduction de marchandises, et donc crise de surproduction. Le capitaliste ne peut avoir...
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