Oscar et la dame rose

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  • Publié le : 1 janvier 2010
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OSCAR ET LA DAME ROSE
La religion tient une grande place dans les romans d’Eric-Emmanuel Schmitt, un écrivain français de 47 ans. On peut le constater dans l’une de ses œuvres, Oscar et la dame rose; Oscar étant un garçon de dix ans atteint de la leucémie n’ayant aucun espoir de survie après une opération échouée. Mamie-Rose l’accompagne dans ce qui est peut-être ses 12 derniers jours de vie.Cet écrit fait beaucoup réfléchir sur la vie, un thème commun à chacun. Les lignes qui suivent portent sur deux aspects de la vie imprégnés dans ce bouquin. Il sera d’abord question de la confiance puis de l’amitié que portent Oscar et Mamie-Rose l’un pour l’autre.

Examinons d’abord le lien de confiance qu’attribue Oscar à sa dame rose. Tout au long de l’histoire, on sent qu’elle est la seule àqui il peut vraiment se confier en toute franchise; elle a entendu lorsqu’il lui a parlé de sa mort et elle n’a pas fui le sujet. En effet, Mamie-Rose est la première à avoir compris qu’on ne peut pas mentir à un enfant qui sait qu’il va mourir. Face à l’incompréhension qu’il ressent envers ses parents, il adopte d’une certaine façon sa dame rose comme seconde mère, une mère qui a toujours unebonne solution comme on peut le remarquer dans l’extrait suivant : « Je déteste mes parents.(Oscar) Alors déteste-les très fort.(Mamie-Rose) C'est vous qui me dites ça, Mamie-Rose?(Oscar) Oui. Déteste-les très fort. Ça te fera un os à ronger. Quand tu l'auras fini, ton os, tu verras que ce n'était pas la peine. Raconte tout ça à Dieu et, dans ta lettre, demande-lui donc de te faire unevisite.(Mamie-Rose) »[1].
C’est après avoir lu plusieurs passages comme ce dernier que l’on comprend que si Oscar n’avait pas eu tant confiance en Mme Rose, il ne serait pas mort aussi victorieux; elle l’a aidé à se réconcilier avec lui-même et avec ses parents, à avouer son amour à Peggy Blue et à sauver son docteur qui sombrait dans l’impuissance de ne pas avoir réussi à le guérir. Avec ses mots si familierset si justes, Schmitt nous fait réaliser qu’il y a beaucoup d’enfants qui, comme Oscar, n’en ont plus pour longtemps à vivre que, malgré ce que certain peuvent penser, ils sont très souvent parfaitement lucides. La plupart du temps, tout ce que les malades désirent c’est d’avoir un entourage agissant de la même façon qu’avant la maladie, même si celle-ci peut être très dure à accepter. Devant unenfant souffrant et en phase terminale, on est souvent désarmé, on ne trouve pas les mots réconfortants que le malade désirerait entendre face à cette situation. M. Schmitt a eu le don, dans ce livre, de montrer une manière de s’y prendre avec eux. Il a abordé ce thème très dur d’une manière légère, délicate et humoristique tout en restant philosophique. En somme, grâce à la confiance qui lieOscar et Mamie-Rose, celle-ci l’aide à y voir plus clair dans sa courte vie, à en cerner l’essentiel et à en vivre le meilleur bref, construire cette vie qu'il n'aura jamais à l’aide de son amitié.

Maintenant, voyons les bienfaits de l’amitié qui s’est formée entre Oscar et Mamie-Rose, qui peut aussi se traduire en une grande reconnaissance. Les deux personnages ont un grand point commun, ils sonttous les deux rendus au crépuscule de leurs vies et il est évident que ça n’a pas nui à faire croître leur amitié, au contraire. Les deux se comprenaient d’une certaine manière et ils tenaient beaucoup l’un à l’autre comme on peut le constater dans la citation suivante : « Merci de m’avoir fait connaître Oscar. Grâce à lui, j’étais drôle, j’inventais des légendes, je m’y connaissais même en catch.Grâce à lui, j’ai ri et j’ai connu la joie. Il m’a aidé à croire en toi. Je suis pleine d’amour, ça me brûle, il m’en a tant donné que j’en ai pour toutes les années à venir »[2]. Cela prouve bien qu’Oscar a aidé Mamie- Rose à retrouver son acceptation et sa confiance en elle-même et que ça faisait probablement longtemps qu’elle l’avait perdue. Schmitt a bien manipulé ses lecteurs par...
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