Otto dix

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  • Publié le : 30 mars 2011
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Cormier Elodie
Lycée Sonia Delaunay

Dossier Histoire
Des Arts
Option facultative

Sommaire

Avant-garde :

Sylvia Von Harden D’Otto Dix ……………. page 3

Internationalisation dans l’art :

La fondation Salomon R. Guggenheim………………. page 6

Bibliographie………………………………………….. page 15Portrait de Sylvia Von Harden 121x89 cm 1926

Ce portrait de la journaliste Sylvia Von Harden est une création d’Otto Dix conservée au Centre Pompidou. Plus qu’un simple portrait, l’artiste cherche à représenter toute une époque, celle de l’entre deux guerres, et plus particulièrement le mouvement d’émancipation qu’ont connues les femmes à cette période. Otto Dix est né le 2 décembre 1891 enAllemagne, enfant, sa mère l’initie à la peinture et à la musique, dès 1910 il entre à l'école des Arts décoratifs de Dresde. Il s'engage volontairement en tant que soldat lors de la Première Guerre mondiale, et combattra en France et en Russie. C’est une expérience dont il restera profondément marqué et qui donnera à son art une dimension plus profonde et dramatique. C’est un artiste engagé quidénonce les méfaits de la guerre cherchant non la beauté plastique il préfère rendre compte du réel sans l’embellir, il s’affranchi des dogmes de l’esthétisme tout comme ces femmes des années 30 qui se libèrent peu à peu des mœurs de leur époque.

Sylvia Von Harden est une journaliste allemande et une figure emblématique pour Otto Dix, avec sa coiffure à la garçonne, son monocle et ses cigarettes, cartels sont les attributs des femmes émancipées aussi appelées les « Garçonnes » que l'on peut voir attablées au célèbre Romanischen Café, point de rendez-vous des intellectuels et des artistes de Berlin dans l'entre-deux-guerres.

L’émancipation des femmes est un phénomène qui prend racine pendant la première guerre mondiale, contrairement aux précédentes il s’agit d’une guerre de tranchées etd’usure. Auparavant les mœurs des sociétés occidentales étaient très traditionnelles et placées sous le joug des hommes, qui avaient plus largement accès à l’éducation et au travail. Les femmes quand à elles étaient placées sous la tutelle de leur père puis de leur mari, considérées comme des mères et des maîtresses de maison elles ne possédaient pas le droit de vote, ayant peu accès au monde dutravail il leur était difficile de devenir indépendante. Mais en temps de guerre les hommes sont presque tous mobilisés au front, elles assurent donc le fonctionnement de l’arrière en travaillant dans les usines. Elles ont pris la place de leur mari, goûtant à une autonomie encore inconnue qui change leurs mentalités d’une façon considérable. Quand la guerre est terminée le traumatisme est profond,beaucoup d’hommes ont perdu la vie, d’autre rentrent mutilés et psychologiquement très atteint. Après toutes ces horreurs, une période d’euphorie règne ; chacun cherche a oublié ses propres angoisses, c’est une névrose collective qui s’installe, l’horreur est refoulée au profit de la fête à l’excès. Les femmes aspirent à plus de liberté pour s’épanouir et jouir des mêmes droits que les hommes. Ellesvivent leur vie comme elles l’entendent, se coupent les cheveux, s’habillent comme des garçons, pratiquent différents sports, et deviennent libertine.

La démarche d’Otto Dix est simple, au-delà d’un portrait, il souhaite représenter la figure emblématique d’une époque, et surtout rendre compte d’un malaise, d’une quête d’identité. Son tableau est à la limite de la caricature, il peint Sylvia,arrogante, laide, avec un corps surdimensionné et une dentition qui lui allonge le visage. Elle est assise à la table d’un café au coin d’une pièce rouge, habillée d’une robe écossaise, création de Coco Chanel appelée la garçonne. Avec sa cigarette, son cocktail, son monocle et ses cheveux courts, cette femme incarne un style, celui de la femme émancipé de l’entre deux guerres. Le mur et la...
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