Ouvriere

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  • Publié le : 11 mai 2010
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LA CONDITION OUVRIERE AU XIX ème siècle

dans GERMINAL de Zola

Au XIX ème siècle, les ouvriers sont très mal payés, les conditions de travail sont très dures, certains gémissent sous le poids de l'exploitation sans cesse accrue : privés d'argent, affamés, ils manquent de logements, et vivent dans une horrible promiscuité. Corruption et vices règnent, et l'existence de ces malheureux,auxquels une étincelle pourrait rendre leur dignité d'hommes, se passe entre l'alcool et les femmes. Telle est la vision que nous propose Zola.
I- FORMATION D'UNE CLASSE OUVRIERE AU XIX ème SIECLE
1-La classe ouvrière chez Zola
Il n'est pas facile de représenter la société telle qu'elle existait avant la révolution industrielle. En Europe, au Moyen-Age, le travail de la mine était dans le domaine del'agriculture. Les mineurs sont exploités, peu importe leur ancienneté. L'exploitation minière en est venue à réunir son personnel dans des agglomérations particulières (villages de mineurs) où le mode d'existence diffère beaucoup. Beaucoup considèrent les mineurs comme des animaux. Ils vivaient à l'étroit dans de misérables cabanes groupées en plusieurs villages où seule la misère régnait. Ilsn'avaient quasiment pas de liens avec les hommes pratiquant un métier autre que ceux de la mine.
2- L'apparition de la classe ouvrière
C'est la machine qui crée la classe ouvrière. Les ouvriers modernes sont donc des usines où, en élargissant l'expression de la classe ouvrière pour y inclure les mineurs et les ouvriers du bâtiment : les ouvriers d'usine forment le gros du prolétariat industriel,'élément essentiel de la classe ouvrière. Villermé donne la description suivante : "Il faut les voir arriver chaque matin en ville, et en partir chaque soir. Il y a parmi eux une multitude de femmes pâles, maigres, marchant pieds nus dans la boue....et un nombre considérable de jeunes enfants couverts de haillons tous gras de l'huile tombée sur eux pendant qu'ils travaillaient..."

II-LA CLASSEOUVRIERE S'ORGANISE : DES REALISATIONS COLLECTIVES
Au XIX ème, si des idées sociales nouvelles se répandent, elles ne restent pas théoriques mais des ouvriers les concrétisent par des réalisations diverses.

1-Les mutuelles pour s'entraider
Pour survivre, dès le début du XIX ème siècle, les ouvriers ont l'idée de s'entraider. Ils fondent dans ce but les premières mutuelles. Pour en être membre,il faut payer un droit d'entrée puis une cotisation mensuelle. Cette mise en commun d'une partie de leurs ressources permet de constituer un fond de réserve qui peut être utilisé pour secourir l'un d'eux, malade, accidenté ou au chômage.
Le nombre des mutuelles s'accroît assez rapidement. On en compte quarante-cinq à Paris en 1815 et cent trente-deux en 1823.
L'Etat les tolère mais il lessurveille. Elles peuvent devenir des "sociétés de résistances".L'argent qu'elles possèdent peut servir à aider des travailleurs en grève. Elles ont aussi parfois comme but déclaré d'améliorer les conditions de vie de leurs membres. En 1828, la "Société du devoir mutuel", fondée à Lyon par les carnets de donnent comme objectif d'obtenir pour ses membres des salaires plus élevés et de meilleures conditionsde travail.
Pourtant, la plupart du temps, les mutuelles pratiquent seulement l'entraide. D'ailleurs le gouvernement y veille. En tant que représentant de l'Etat, le maire ou le commissaire de Police peut assister de droit aux réunions qu'elles organisent entre leurs membres.
Cette solidarité organisée a l'inconvénient d'être souvent limitée à un métier très précis comme les approprieurschapeliers fouleurs. D'autre part le paiement du droit d'entrée, parfois assez élevé, et de cotisations mensuelles en écarte les plus pauvres.
Mais les mutuelles amorcent quand même un premier éveil du mouvement ouvrier.
2-Les coopératives pour mieux acheter ou produire
Les premiers, les Anglais, ont l'idée d'ouvrir des magasins contrôlés par des ouvriers. Ce sont les premières coopératives. Elles...
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