Ouvriers

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  • Publié le : 23 février 2010
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I- Condition ouvrière au XIXème siècle
1)La mine
1-La condition du mineur
Les dangers de la mine
Lorsque les mineurs parlent de la mine, ils la décrivent comme l'enfer. Il y a tout d'abord leur environnement : très humide et des températures étouffantes pouvant atteindre jusqu'à 50°c. Il fait tellement chaud dans la fosse que certaines personnes, pour se désaltérer, boivent l'eau salecoincée entre les rails et dans les abreuvoirs pour les chevaux. Déjà avec ceci, les conditions sont épouvantables. Mais à cela s'ajoute des positions inconfortables pour pouvoir travailler. Certains sont toujours courbés, d'autres se retrouvent coincés entre deux pierres dans des tailles de trente centimètres et même moins. Il y a encore les accidents qui arrivent involontairement. Dans la fosse, il y aun risque même minime. Les éboulements arrivent quand le boisage ne tient pas. Les mineurs portent des mouchoirs humides pour se protéger des dégagements de gaz comme le monoxyde de carbone. Ils ne sont jamais à l'abri d'une explosion de grisou... Quelquefois, mais heureusement très rarement, les câbles des cages d'ascenseurs cassent. Alors elle va s'écraser avec les occupants dans le fond de lafosse. Pour finir, les mineurs ont droit à leurs propres maladies ce qui n'est pas un privilège pour eux. Les poussières dans la mine comportent des substances qui provoquent des maladies. Le travail dans la mine comporte plus de menaces d'accidents que dans les usines. Les conditions de travail des mineurs sont tout de même assez mauvaises.
Les salaires des mineurs
Le mineur, en 1806, est commel'ouvrier d'usine, il gagne très peu. A cette époque, il gagne à peu près un franc et quatre - vingt centimes pour une dure journée de travail. Ainsi, tout au long du XIXème siècle, le salaire journalier comporte une évolution. En 1919, alors il atteint treize francs et cinquante centimes. Tous les ouvriers, qu'ils soient de la mine ou d'usine sont très mal payés et ont un niveau de vie trèsfaible. Ils ne peuvent pas économiser. Ils sont obligés de tout dépenser pour des choses de première nécessité. Les ouvriers ne peuvent pas se contenter de toutes ces conditions et vont être obligés de lutter pour que leurs droits soient respectés.
4-Les luttes sociales et politiques
La première grève éclate au Creusot le treize mars 1848 au moment où le droit de grève n'existe pas encore. Tous lestravailleurs réclament une augmentation des salaires, une diminution de la journée de travail, des garanties contre le chômage, le maintien du même salaire aux ouvriers de plus de quarante ans. Des représentants du gouvernement interviennent, un accord est conclu, une augmentation de salaire est accordée le 17 mars 1848.
La seconde grève éclate le 6 mai 1850 et ne concerne que les mineurs quiveulent obtenir le maintien des prix fixés lors de la première grève, le droit pour les sociétés d'ouvriers dans l'entreprise de faire entendre leurs revendications, la réintégration de délégués renvoyés. Mais le gouvernement, qui a changé d'opinion n'intervient plus en faveur des mineurs. Cette grève est un échec.

Les mineurs du Creusot se mettent en grève le 21 mars 1870 car leur salaire a étédiminué.

Introduction:
Le terme de mineur désigne dans le langage courant tous ceux qui travaillent à la mine. En réalité, le mineur est l’ouvrier qui fore les puits et creuse les galeries. Tous ceux qui travaillent à la mine ne sont pas mineurs d’autant que l’introduction progressive de la technique contraint rapidement l’exploitant à décomposer le travail en une série d’activitéscomplémentaires et donc à spécialiser les ouvriers.

La révolution industrielle voit le nombre de mineurs augmenter. On peut estimer à 33.000 le nombre de mineurs en 1850. Ce chiffre atteint 108.712 en 1875 et se stabilise dans les années 1880. L’augmentation la plus spectaculaire a lieu dans le Pas de Calais.

Le mineur, mis en scène dans Germinal par Émile Zola, devient rapidement une figure...
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