Paris intra muros

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BIBLIOGRAPHIE
· Manuel CASTELLS, La Société en réseaux
· Gilles CHATELET, Vivre et penser comme des porcs, 1998.
· Stéphanie DUPAYS, « En un quart de siècle, la mobilité sociale a peu évolué »
Article extrait de Données sociales, La société française, Edition 2006
· Joseph HADJIAN, « L’ascenseur social est-il en panne ? »
Etude faite en 2003, à partir d’une enquête FQP de 2003.
·Pierre Vting) et de Dominique de Varine (artiste).
_Le deuxième chapitre intitulé : « Les performances de soi » rassemble les écris de Thierry Melchior (philosophe, psychologue), de Nicole Aubert (professeur à l’ESCP-EAP) et de David Le Breton (professeur d’université).
_Le troisième chapitre intitulé : « Performance de l’entreprise, performance dans l’entreprise » rassemble les écris de RodolpheDurand (professeur de stratégie à HEC), de François Dubet, et de Christophe Roux-Dufort (professeur à Lyon)._
_Le quatrième chapitre intitulé : « Dépayser la performance » rassemble les écris de Robert Dumas (philosophe), de Serge Tisseron (psychiatre et psychanalyste), de François Laplantine (anthropologue),de Bernard Stiegler (philosophe) et de François Jullien (philosophe).
Synthèse de lastructure du livre :
1- Idéologie, champs et culture de la performance.

a)Constat et analyse de la place de la performance dans notre société :
Le livre dans son analyse, nous dit que la performance est en adéquation avec la démocratie. Tous les individus naissent égaux en droit et ont la liberté de mener leur vie comme ils l’entendent. C’est le principe d’une sociétéjuste. L’égalité des chances est propre à notre démocratie. Notre société hiérarchise les individus sur leur seul mérite et non sur les critères de naissance, de sexe ou de race comme se fut sous l’ancien régime. L’auteur ici parle « d’inégalités justes » découlant du principe d’égalité des chances. Le principe de la méritocratie dans notre société crée de fait des inégalités justes, donc desdifférences entre les individus du fait de leur performance ou de leur non performance. Ce principe à selon lui des limites. La performance d’un individu est évaluée en premier lieu par son parcours scolaire, puis lors d’un premier entretien sur son niveau d’étude et enfin sur son parcours professionnel.
Hors, le constat est fait que nous ne sommes pas tous égaux en termes de réussite solairedans une institution favorable à l’habitus culturel des catégories sociales favorisées. Ainsi les classes sociales les plus disposées à réussir leur scolarité et à terme de devenir performantes sont celles qui ont déjà dans leur culture familiale les codes et outils inhérents à la culture scolaire. Ceux qui réussissent le mieux leurs études atteignent les métiers les plus performants etprestigieux de notre société. Il existe donc des inégalités injustes qui faussent le principe de base de la réussite sur le seul mérite.
Cependant, il n’y a pas d’alternative au modèle de la performance. Celle-ci est une croyance nécessaire dans le cadre d’une société démocratique. C’est une fiction nécessaire. Les inégalités justes crées un climat social où le performant est galvanisé et où levaincu (le non performant) ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Cette injustice, même si elle est de principe juste produit chez l’individu vaincu de la frustration, du mépris et de la violence. L’individu non performant ne peut pas identifier les causes sociales de son malheur. Il va donc se mettre en marge de la société et dans une démarche autodestructive adopter des conduites à risques. Unesociété hiérarchisée uniquement par la performance risque de se scinder en deux et à terme risque de se gangréner.
Pour maintenir notre société telle qu’on la connait, le principe de la performance doit être pondéré en garantissant aux personnes les plus faibles des minimas sociaux tels que le RSA. Il faut atténuer les différences culturelles des individus face à l’accession aux...
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