Partage de la va et naissance des inégalités

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  • Publié le : 11 avril 2011
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Partage de la VA et naissance des inégalités en Europe et aux USA.

La valeur ajoutée est avant tout une grandeur comptable que l’on obtient en faisant la différence entre la production et les consommations intermédiaires des entreprises. De manière générale, la valeur ajoutée (VA) permet de calculer le Produit Intérieur Brut (PIB), agrégat économique permettant de mesurer la richesse crée surle territoire. En comptabilité nationale, la VA est le solde du compte de production; Son partage se fait dans les comptes qui suivent, au niveau du compte d’exploitation avec la rémunération des salariés et le paiement des impôts liés à la production, puis dans le compte d’affectation du revenu primaire avec la rémunération des actionnaires et enfin en dernier ressort, l’épargne brute et lacapacité ou non de financement. Actuellement, et plus particulièrement dans un contexte de crise, le partage de la valeur ajoutée est un sujet au coeur des débats socio-économique entre syndicat et patronat. En quoi le partage de la VA est il source de conflits socio-écnomique?
Dans une première partie, nous verrons que le partage de la VA a évolué de manière défavorable pour les salariés. Nousverrons par la suite qu’en fin de compte le partage de la VA évolue de manière à creuser les inégalités entre les riches et les pauvres. Et enfin nous montrerons que du point de vue comptable, la situation des entreprises s’est renversée depuis les années 2000, suite au partage de la VA.

La valeur ajoutée est le solde de compte de production de la séquences des comptes des sociétés nonfinancière. En comptabilité nationale, la valeur ajoutée se partage principalement entre les salariés, l’Etat (avec les impôts) et les actionnaires. Selon les chiffres de l’INSEE, la part de la Rémunération des salariés (RS) dans la valeur ajoutée s’élevait aux alentours des 70% sauf entre 1974 et 1982, période durant laquelle l’augmentation de la RS a été deux fois et demi supérieur que les gains deproductivité. Cependant, à partir de 1989, la part de la RS oscille autour des 68% de la valeur ajoutée soit deux points de moins qu’antérieurement. Ainsi, en 1969, la part de la RS dans la VA des SNF était de 70,2%, en 1982 elle était de 75,6% et de en 2008 de 67,6%. Du point de vue comptable, les rémunérations des salariés ont progressé de manière défavorable pour les salariés, ceci étant illustré parun recul de la part de la RS dans la VA sur le long terme.
De plus, les revendications des salariés se comprennent à partir du moment où la part de la consommation privée dans le PIB est restée plus ou moins stable dans l’Union européenne alors que la part de la RS n’a cessé diminuer (graphique p.6 du polycopié). 1979 marque la période ou la part de la RS devient inférieure à la part de laconsommation privée dans l’UE. Depuis cette date, la part de la RS n’a cessé de diminuer. Ainsi, la consommation des ménages augmentent de plus en plus alors que leurs revenus diminuent. Aux Etats-Unis, c’est la part de la RS qui reste stable alors que celle de la consommation augmentent et c’est en 82 autrement dit à environs la même période qu’en UE que la part de la consommation dans le PIB passeau dessus de celle de la RS dans la valeur ajoutée. Dans les deux zones, l’écart entre les deux se creusent.
Pour compenser cette écart qui se creusent, les ménages adoptent un nouveau comportement financier. On observe depuis les années 1990, que ça soit en France ou aux Etats Unis, l’essor du taux d’endettement des ménages, en particulier depuis la crise survenu dans le courant de l’année2006. Aux Etats Unis, le taux d’endettement est de 130% en 2008 alors qu’il atteint un sommet en 2007 à 140%. Selon l’INSEE, en France, le taux d’endettement des ménages augmente de manière constante de 1996 à 2008, atteignant les 72%. Parallèlement, de manière générale, les ménage épargne de moins en moins même si aux Etats Unis, les graphiques montre des oscillations du taux d’épargne des...
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