Pascal et le moi

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  • Publié le : 3 janvier 2011
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PHILOSOPHIE

COMMENTAIRE DE TEXTE: PASCAL: QU’EST-CE LE MOI?

Le texte que nous allons commenter est un texte écrit par Blaise Pascal, philosophe et scientifique français. Ce texte est un extrait de son œuvre posthume Pensées, qui apparait en 1670. Cet extrait traite de la définition du « moi », c‘est-à-dire de la personne. L’auteur se pose la question « qu’est-ce que le moi? » et essaie d’yrépondre. Cependant une autre question est posée et traitée «peut-on aimer une personne pour ce qu’elle est? ».
Pour le commentaire de ce texte, dans une première partie, nous verrons la position de l’idée principale, le « moi ». Dans une deuxième partie, nous passerons au problème de l’amour, et dans une troisième partie, nous analyserons les réponses de l’auteur à ces deux questions. Toutceci se fera a travers une analyse de la structure du texte et à travers une analyse linéaire du texte.

Le texte commence par l’exemple du passant. Cet exemple pose de manière explicite la question du « moi ». Selon Pascal, l’homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants et que je passe par là, n’est pas en train de me regarder car il ne pense pas à moi en particulier. Dans cet exemple,il analyse la qualité d’être un passant, une qualité accidentelle puisque de nature, nous ne sommes pas des passants et selon lui, un passant est un individu comme les autres, il ne se distingue pas des autres. En d’autres termes, l’homme qui me regarde ne me voit pas moi, il ne me regarde pas comme un être particulier mais plutôt comme tous les autres passants qu’il a vus passer. On peut aussiajouter, que selon l’auteur, on est passant pour celui qui nous regarde, mais on n’est pas passant par nature.

Après ce questionnement sur le moi, il passe au questionnement sur l’amour. Pour expliciter sa réponse, il se pose des petites questions qui tournent autour des qualités physiques « aimer quelqu’un pour ses qualités physiques, est-ce l’aimer ?», autour des qualités morales (le jugement,la mémoire) « aimer quelqu’un pour ses qualités morales est-ce l’aimer? ».
Les qualités physiques sont très différentes en fonction des individus, c’est justement ça qui nous différencie les uns des autres. Mais on s’aperçoit qu’il ne parle pas des qualités physiques en général, il parle d’une qualité particulière qui est la beauté: « mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté,l’aime-t-il? » Non. On s’aperçoit qu’à cette question, l’auteur a une réponse négative. Selon lui, celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, ne l’aime pas, car il cessera de l‘aimer une fois que cette beauté disparaitra sans que la personne ne disparaisse elle-même : « la petite vérole qui tuera la beauté sans tuer la personne fera qu’il ne l’aimera plus ». La beauté ne fait donc pas partie de nouspuisqu’elle s’en ira. Je ne suis pas d’accord avec le raisonnement de Pascal, car aimer une personne pour sa beauté, cela veut dire qu’on n’est pas indifférent a sa personne. Pour moi la beauté se trouve dans une personne, ce n’est pas une qualité a part. Si on aime une personne, cela sous-entend qu’on aime aussi sa beauté.
Il ajoute qu’on se distingue pas des autres que par nos qualités physiquesmais aussi par nos qualités morales (le jugement, la mémoire). Tout comme la beauté, ces qualités morales ne nous définissent pas et on ne peut aimer a cause de celles-ci car on peut les perdre sans pour autant nous perdre: « et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on ‘moi’? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. ». En d’autres termes, on perdre lamémoire et devenir amnésique ou devenir fou, notre personne ne se perd pas, elle ne s’évapore pas pour autant. Peut-être que c’est ce que Pascal pense, mais est-ce vrai que si nous perdons notre jugement et notre mémoire, nous restons les mêmes? On garde certes la même apparence physique, les mêmes habitudes et tout, mais pouvons nous affirmer que nous sommes toujours les mêmes? Selon moi, non, car...
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