Pascal- le temps

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  • Publié le : 3 mars 2010
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Dans ce texte où il est traité la question du temps en rapport avec l’existence humaine on peut observer l’entrée en matière très directe de Pascal, où dès la première phrase il nous livre sa thèse par l’affirmation concernant notre rapport au temps « Nous ne tenons jamais au temps présent ». Par là, il affirme que nous ne vivons – ce qui signifie être actuellement - pas pleinement le momentprésent mais que nous nous tournons vers le passé – qui correspond au moment temporel révolu, antérieur au présent – soit nous nous projetons vers l’avenir – qui correspond au moment temporel à venir, qui n’est pas encore présent ni passé, qui est donc postérieur au présent.
C’est d’ailleurs ce qu’il explique dans son premier argument allant jusqu’à la ligne 6 « nous anticipons l’avenir comme troplent à venir, comme pour hâter son cours », ce qui veut dire que nous tendons vers l’avenir que nous souhaitons le voir se réaliser, considérant qu’il met plus de temps à venir que nous l’espérerions. De plus, lorsque nous ne tendons pas vers le futur nous sommes bien souvent tournés vers le passé « nous rappelons le passé pour l’arrêter comme trop prompt » et comme il est dit dans cette phrase,lorsque nous n’espérons pas être déjà demain, nous regrettons le passé tout en sachant que nous ne pouvons pas agir dessus. En définitive, nous pourrions penser que Pascal nous amène par là à penser que nous aimerions avoir un pouvoir sur le temps. Or, en ce qui concerne le passé, il est impossible de changer les événements, mais en ce qui concerne le futur, en travaillant sur le présent, ilexisterait une possibilité d’atteindre cet avenir tant rêvé et espéré. Mais comme le montre Pascal dans ce texte « nous ne tenons jamais au temps présent » ce qui nous empêche d’atteindre nos visions d’avenir.
De la ligne 6 à la ligne 10, Pascal dans son deuxième argument expose les raisons qui nous poussent à fuir le présent en se réfugiant dans le passé ou dans temps futur. En effet, il est dit «C’est que le présent d’ordinaire nous blesse ». Pour Pascal le temps présent nous est difficile « parce qu’il nous afflige », c’est-à-dire qu’il est désagréable, non-conforme à la vision que l’on se faisait de ce présent. De plus, lorsque le présent « nous est agréable nous regrettons de le voir échapper ». Le présent qu’il soit de nature agréable ou non ne nous satisfait pas car soit il ne répond pas àla vision qu’on se faisait de lui, soit il est conforme mais notre incapacité à arrêter le temps et ainsi profiter encore plus de ce moment présent ne nous satisfait pas non plus. Ainsi, comme « le présent d’ordinaire nous blesse », nous nous réfugions soit dans le passé, soit dans le futur qui reste malgré tout un « temps où nous n’avons aucune assurance d’arriver ». Par là Pascal confirme lefait que si nous n’avons aucune assurance ni pouvoir sur le temps futur et les événements qui lui sont liés.
A partir de la ligne 11, Pascal exprime les enjeux du comportement que nous adoptons par rapport au temps et l’impact de ce comportement sur l’existence humaine. Dès la première phrase de la ligne 11, Pascal nous invite à examiner nos propres pensées, à regarder en nous. Il réaffirme dansce paragraphe sa thèse par la reformulation de celle-ci « Nous ne pensons presque point au présent ». Pour lui, les seuls moments ou nous pensons au présent, c’est pour « prendre la lumière pour disposer de l’avenir », c’est-à-dire pour aller plus vite vers l’avenir. De plus, « le présent n’est jamais notre fin », ce qui veut dire que nous ne faisons pas du présent le but de notre existence maiscomme le passé, il est seulement « un moyen » pour « disposer de l’avenir » qui lui seul « est notre fin ». C’est pourquoi, comme « le seul avenir est notre fin », « nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ». C’est là la conséquence de notre comportement face au temps. De plus, pendant que notre esprit tend vers le futur, nous tendons aussi au bonheur, ce qui selon Pascal est...
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