Pater noster

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  • Publié le : 17 juin 2010
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Points communs: le titre et la première ligne sont identiques; le ciel et la terre désignent les domaines de Dieu et des hommes; le bien et le mal délimitent chacun une des parties dutexte; les textes sont formés de "vers libres" et utilisent des anaphores qui les rythment et leur donnent une tonalité insistante.
Différences: le texte de Prévert rejette Dieu alorsque la prière le supplie.Le ciel et la terre ne sont plus le domaine de Dieu, les hommes sont maîtres de la terre. Le bonheur et le malheur proviennent de l’homme et de la nature, non deforces transcendantes, un dieu ou un tentateur. La religion et l’Eglise sont évoquées de façon négative, associées à l’absurdité des doctrines et à l’exploitation du peuple. Laconstruction du poème, plus long que la prière, se fait par juxtaposition et accumulation de visions d’abord positives puis négatives: cela suggère la diversité et peut-être l’absurdité du monde.La dégradation se fait par cette construction. Le vocabulaire moral est remplacé par un vocabulaire descriptif courant, appréciatif et dépréciatif, comportant des jeux de mots. Leprincipe de soumission à un être supérieur est remplacé par un rapport d’équivalence entre des réalités multiples.
Ainsi sont remises en cause les valeurs religieuses: l’idée detranscendance; de la faiblesse de l’homme par rapport à Dieu. La terre est à la fois merveilleuse et horrible, mais on ne peut la changer, un simple constat aux vers 20-21 et 32-34 résume les deuxparties.
Le rire de la parodie est ici discret. Il provient de la provocation délibérée envers un texte vénéré par des millions de croyants. Les jeux de mots sont amusants. Globalement,c’est le rire contestataire, qui remet en cause les valeurs établies: la religion, l’armée, les vieillards… Même si certaines évocations sont tragiques, le ton reste plutôt léger.
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