Paul eluard

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  • Publié le : 4 mai 2011
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En 1918, lorsque la victoire est proclamée, Paul Éluard allie la plénitude de son amour à une profonde remise en question du monde : c'est le mouvement Dada qui va commencer cetteremise en question, dans l'absurdité, la folie, la drôlerie et le non-sens. C'est ensuite le surréalisme qui lui donnera son contenu. Juste avant les surréalistes, les dadaïstes fontscandale. Éluard, ami intime d'André Breton, est de toutes les manifestations dada. Il fonde sa propre revue Proverbe dans laquelle il se montre, comme Jean Paulhan, obsédé par lesproblèmes du langage. Tous deux veulent bien contester les notions de beau / laid, mais refusent de remettre en question le langage lui-même. En 1920, Éluard est le seul du groupe àaffirmer que le langage peut être un « but », alors que les autres le considèrent surtout comme un « moyen de détruire ». Toute la vie d'Éluard se confond à présent avec celle du mouvementsurréaliste. C'est cependant lui qui échappe le mieux à la réputation de violence et qui est le mieux accepté comme écrivain par la critique traditionnelle. Éluard se plie à la règlesurréaliste résumée par cette phrase du Lautréamont : « La poésie doit être faite par tous, non par un ». Avec Benjamin Péret, il écrit 152 proverbes mis au goût du jour. Avec AndréBreton, Au défaut du silence et L'Immaculée Conception. Avec Breton et René Char, Ralentir travaux. En 1928, malade, il repart dans un sanatorium avec Gala, où ils passeront leurdernier hiver ensemble. C'est à ce moment que Gala, qui était ouvertement la maîtresse de Max Ernst rencontre Salvador Dali et quitte le poête pour le peintre. Paul Eluard dit à Gala : «Ta chevelure glisse dans l'abîme qui justifie notre éloignement. » Peu après , il fait la connaissance de Maria Benz, une artiste de music-hall Franco-Allemande surnommée "Nusch".
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