Paul verlaine

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Paul VERLAINE

(France)

(1844-1916)


Il est né à Metz, le 30 mars 1844, du capitaine Nicolas-Auguste Verlaine et d’Élisa Dehée. Enfant, il ne souffrit pas des fréquents changements de garnison de son père, car il était aimé, choyé par sa mère comme par sa cousine, Élisa Moncomble, qui, plus vieille de huit ans, était comme sa sœur adoptive. En 1851, les Verlaine s’installèrent à Paris,toujours avec Élisa. À neuf ans, le petit Paul fut interne à l’institution Landry, rue Chapsal. À partir de 1855, il suivit les cours du lycée Bonaparte (depuis Condorcet). C’était un élève studieux qui donnait entière satisfaction à ses maîtres et comblait ses parents. Puis vint la classe de quatrième où, perdant la candeur de son enfance, il fut envahi par le doute, le questionnement surl’utilité d’être. À quatorze ans, grandi trop vite, il devint un adolecent inquiet qui affectait le genre canaille et écrivait de sombres poèmes sur la mort. C’est qu’Élisa, son premier amour, avait repoussé ses avances, affectueusement mais fermement. Elle fit même un mariage de convenance, et quitta la famille Verlaine pour vivre avec son mari à Lécluse dans le nord de la France au sud de Douai. Cechagrin d'amour le laissa inconsolable « morne et seul ». À son retour à Paris qui dissimulait un grand besoin de tendresse. Il était partagé entre les deux postulations simultanées dont parle Baudelaire, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan.
Après ses études, il devint expéditionnaire à l'Hôtel de Ville de Paris, emploi peu absorbant qui lui permit de cultiver ses dons poétiques (car il s’étaitintéressé de bonne heure à la poésie), de fréquenter les cafés littéraires et de participer aux mouvements de l’époque. Cependant, cet homme, qui était un homme grand, avait un front haut et une barbe folle, se mit à boire, peut-être pour échapper à une tristesse anxieuse et avait les yeux toujours scintillants de quelque excès de cette absinthe, sous l'effet de laquelle, il sombrait dans des crises defureur insensée. On dut souvent le chasser du café Procope, titubant sur ses longues jambes, mais toujours la poésie au cœur et le vers au bord des lèvres car il se savait poète depuis sa découverte des ‘’Fleurs du mal’’. Il n’avait quasiment pas étudié depuis quatre ans quand, en 1862, il obtint tout de même son baccalauréat en 1862, dans les mêmes conditions que Baudelaire : de justesse ! Cetteannée-là, il passa ses vacances d'été chez Élisa, et essaya à cette occasion de reconquérir son cœur. En vain.
En 1863, il commença à publier des poèmes dans ‘’La revue du progrès moral’’. Il rencontra Banville, Heredia, Coppée.
Contribuèrent à le désaxer la mort de son père en 1865, puis celle d'Élisa qui, en 1867, fut victime d’une fièvre puerpérale. Mais elle avait payé l’édition de sonpremier recueil :
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“Poèmes saturniens”
(1866)

Recueil de poèmes
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“Chanson d’automne”

Les sanglots longs
Desviolons
De l’automne
Blessent mon coerur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure.

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte,
De çà delà,
Pareil à la
Feuille morte.
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‘’Mon rêve familier’’
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‘’Monsieur Prud’homme’’

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