Paul verlaine

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  • Publié le : 16 février 2010
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1) La voix des femmes, pour la première fois distinctement, pendant la Révolution
Dès les premiers jours de la Révolution, la question des femmes est soulevée.  Par des hommes comme Condorcet (Essai sur l'admission des femmes aux droits de cité) ou des femmes comme Olympe de Gouges, qui proclame en 1791 une Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne. Elle demeure très isolée.Très actives lors des journées révolutionnaires (5-6 octobre 1789, 10 août 1792), revendiquant avec  Théroigne de Méricourt de porter les armes, dynamiques dans les Clubs féminins, les femmes restent exclues de la citoyenneté. Olympe de Gouges est même guillotinée pour avoir voulu « être homme d’État ». Après la Terreur, les rassemblements de plus de 5 femmes deviennent illégaux.  

||Deux figures du féminisme |
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|Olympe de Gouges conduite à l'échafaud. Fuyant le domicile conjugal à|Journaliste, Maria Deraismes se fait connaîtrepar ses talents |
|20 ans, elle je jette à corps perdu dans la Révolution, tout en |d'oratrice dans les nombreuses réunions où elle revendique des droits|
|restant proche des monarques. Sentant le danger, elle envisage l'exil|pour les femmes, en insistant sur le droit à l'éducation. Elle est la|
|à Londres pour y faire représenter l'une de ses pièces contre |première femmeà devenir franc-maçonne et mène aussi un combat |
|l'esclavage. Elle est arrêtée pendant la Terreur, pour girondisme, et|anti-clérical. En 1866, elle fonde l'Association pour le Droit des |
|exécuté le 6 novembre 1793. |Femmes, avec Paule Mink et Louise Michel. |

Elles obtiennent toutefois un statut civil : lecontrat de mariage, le divorce (septembre 1792), le droit égal à l'héritage (qui se faisait souvent au détriment des filles), l'abrogation de la puissance paternelle sur les majeures…

2) Un quotidien très dur pour les femmes
Qu'ils soient hommes politiques, philosophes ou médecins, les hommes  réaffirment l’infériorité naturelle de la femme, mineure à vie, dont la place est naturellement ausein de la famille dominée par le mari. C'est la philosophie du Code napoléonien, aggravé par l'alliance entre l'Église et la Restauration (1815-1830). Le divorce est ainsi supprimé en 1816... « La femme est une propriété que l'on acquiert par contrat ; elle est mobilière car la possession vaut titre; enfin la femme n'est à proprement parler qu'une annexe de l'homme... » écrit Balzac dans laPhysiologie du Mariage.
Juridiquement, la femme est incapable (c'est seulement en 1907 que l'épouse pourra disposer de son salaire - tout en étant souvent le « ministre des finances » dans les milieux populaires ; sa correspondance sera contrôlée jusqu’en 1938).
Des conditions variées
La paysanne : au milieu du siècle, dans une France encore aux ¾ rurale, les femmes représentent presque lamoitié de la population active agricole. Encore en 1866, 40% des femmes sont dans les campagnes, contre 27% à l’industrie et 22,5% au service domestique. Au travail des champs s'ajoutent le travail domestique, mais aussi souvent des activités de lingère, repasseuse, couturière, ou l’animation de petits commerces. Victimes des préjugés, les femmes suscitent la défiance des hommes : elles setiennent à l’écart des aliments du saloir le jour de leurs règles. Fontaine, lavoir, marché constituent autant de lieux de sociabilité pour les femmes, qui n'ont pas accès aux cafés masculins. 

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|Paysannes dans les champs de Contescourt (Aisne) ...
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