Pensez-vous comme elle que la connaissance du passé est indispensable ?

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  • Publié le : 2 mars 2010
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Avant 1881, année où Jules Ferry commença à poser les fondations de ses réformes qui instauraient une éducation gratuite, obligatoire, et laïque ; de nombreux débats portaient sur l’enseignement en général. Une fois ces valeurs ancrées profondément dans les mœurs, ces sempiternels débats ce sont portés sur le contenu de cette éducation. L’histoire fut au cœur de ces discussions, et c’est dans undes nombreux essais écrits sur ce thème que Régine Pernoud, illustre historienne, a dit « Il est dangereux de faire des amnésiques ». Il faut d’ors et déjà distinguer les deux sens que peut signifier le mot « Histoire » : il y a premièrement le passé vécu par tout le monde, la réalité historique objective ; et deuxièmement, l’analyse et la compréhension de l’histoire, ainsi qu’une réflexioncritique, totalement subjective donc. Sous l’hyperbole de Régine Pernoud se cache donc une véritable question : la connaissance du passé est-elle vraiment indispensable ? ou au contraire cette connaissance doit-elle être enseignée avec parcimonie, et ne doit-elle pas être une matière prédominante. Nous aborderons ces deux points de vue dans un développement argumenté.

Selon le dictionnaire de lalangue française, le passé est relatif à une époque révolue, et au temps qui s’est écoulé. D’après cette définition, on remarque que le passé a été, mais n’est plus.
Au-delà de la réalité historique, l’interprétation. En effet, la narration de faits se fait de manière subjective. Comme l’objectivité absolue n’existe pas, les historiens induisent toujours certaines tendances dans leurs textes.Cette éternelle subjectivité ne serait pas sujet de discorde si les chercheurs ne se servaient pas de l’Histoire à leur gré. D’après Paul Valéry dans _Regards sur le monde _actuel, « L’histoire justifie ce que l’on veut, car elle contient des exemples de tout et donne des exemples de tout ». Non seulement les historiens peuvent inclure un jugement, mais l’Histoire ne ment-elle pas elle aussi ? Déjà,il y a-t-il une Histoire ou des histoires ? Non seulement l’histoire est celle des vainqueurs, mais certaines données peuvent être falsifiées, oubliées, erronées : les négationnistes sont les preuves que toute histoire peut-être remodelée à notre guise, et que même un fait aussi immuable que la Shoah peut-être démenti avec ferveur. Enfin, il est toujours question de l’histoire officielle, del’histoire acceptée, ce qui peut-être un frein à d’autres découvertes. Celle-ci à donc plusieurs facettes dues à ses nombreuses manipulations. La littérature tient une place extrêmement importante dans cette intemporelle quête de vérité, de subjectivité. En effet, grâce aux livres écrits par l’Homme de l’époque, l’historien obtient un regard non-anachronique sur la vie à une époque donnée, et donc cedernier peut faire part d’un témoignage autre que le sien. C’est en recoupant toutes les données utilisées dans les livres que le chercheur peut tendre vers la subjectivité, peut réellement mesurer la portée d’un acte sur les hommes et l’époque. Parmi les nombreux exemples possibles, le très touchant Si c’est un homme de Primo Lévi, qui narre avec émotion la Shoah, apporte un témoignage poignant etréaliste. Cependant, puisque la littérature induit forcément une trace écrite, les civilisations où l’histoire se transmet par voie orale doivent-elles être négligée par l’homme d’aujourd’hui ? Par exemple, nous n’avons aucune trace écrite de la civilisation Gauloise. La seule que nous possédons en rapport avec eux nous vient de César dans La Guerre des Gaules, il nous est donc difficile de se fieraveuglément à ces écrits, puisque qu’ils émanaient de l’ennemi. C’est pourtant une des grandes parties du programme enseigné à l’école. Le fait est que la rigueur de ces informations est soumise à controverse, et que les inexactitudes sont une des limites à l’enseignement de l’histoirelorsque les civilisations ne nous ont pas laissé de trace écrite.
Premièrement, l’Histoire permet à l’Homme...
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