Pensez-vous que la fiction littéraire (mettant en scéne une histoire et des personnages immaginaires) est plus efficace pour faire passer un message qu'une argumentation direct (essai, discourt, lettre ouverte..)?

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  • Publié le : 25 octobre 2009
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Sujet: Pensez-vous que la fiction littéraire (mettant en scène des personnages imaginés, une histoire imaginaire) est plus efficace pour faire passer un message, une dénonciation, qu’une argumentation direct comme l’essai, le discours ou la lettre ouverte ? Dans quelle mesure ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur vos lectures scolaires etpersonnelles..

Quelque soit l’époque ou le mouvement littéraire, les auteurs ont su défendre une cause à travers leurs récit. La fiction littéraire en elle-même est une œuvre de l’imagination dans laquelle les personnages et l’histoire sont imaginaires. Par les moyens que nous allons analyser, nous pouvons nous demander si cette fiction littéraire est la plus efficace pour argumenter ou dénoncer.Une première partie sera centrée sur ses enjeux: nous étudierons les divers formes de l’apologue et comment elles sont capable de plaire et enseigner à la fois. Une deuxiéme partie sera consacrée aux limites de la fiction littéraire. Enfin, nous comparerons cette fiction avec une argumentation direct dans la troisième partie..

La fiction est la forme littéraire la plus répandue , et la plusaccessible au public. Lorsque un auteur va écrire une fiction, il touchera un public large qui comprendra le message qu'il veut faire passer. En effet la fiction est naturelle et n'oblige pas à un exercice de compréhension du texte. On note ainsi un lien auteur-lecteur qui est d'autant plus important dans la forme d'argumentation fictive qu'est l'apologue.
L’apologue est un cour récit de formeallégorique qui renferme un enseignement, une leçon de morale. Il est souvent utilisé pour faire passer un message, défendre une cause ou dénoncer un vice humain. L’apologue se divise en plusieurs parties.
La fable en est une, elle est un cour récit fictif illustrant une morale. La fontaine utilise le genre de la fable qui est capable de plaire et d’instruire. La morale est généralement placée à lafin est implicite comme dans le corbeau et le renard « Tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute ». Et selon La fontaine, « L’apologue est composé de deux parties dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme. Le corps est la fable, l’âme la moralité » (préface des Fables).
Dans ce genre de littérature, la fiction rend l’histoire plus divertissante et lui assure un aspect ludique. Ilest vrai que l’auteur des fables à vite compris que pour montrer le monde tel qu’il est, il convient de persuader le lecteur en l’amusant grâce à une histoire intéressante plutôt qu’en lui tenant des discours sérieux.
Le mythe peut être aussi considéré comme une forme d’apologue, car il raconte et enseigne. Dans les Lettres persanes, avec les mythe des Troglodytes, peuple imaginaire d’Arabie,Montesquieu expose à travers cette transposition fictive, sa vision du gouvernement.
Plus généralement, la fiction littéraire est capable de faire naître le rire tout en menant le lecteur à la réflexion. Cette méthode repose sur le principe du placere et docere (instruire les mœurs tout en les divertissants). Persuader et convaincre par le rire est un des premiers éléments qui nous pousse à respecterl’œuvre en tant qu’elle. Ce procédé est typique du conte philosophique qui dénonce et critique la société par le biais de l’ironie. Celui-ci aborde souvent des sujets sensibles, autour desquels les débats peuvent être violents. Il n’est que de songer à Voltaire: il énonce dans l’utopie Candide ou l’optimisme (1759), qu’il est mal de soutenir que tout va bien quand tout va mal. Dans son comte,voltaire glisse des critiques plus ou moins explicit tel que l’intolérance des prêtre et la cruauté des esclavagistes; il s'agit d'avantage pour lui de contourner la censure.
L’aspect anodin et merveilleux du conte, permettait de faire entendre de façon implicite, un discours que la société n’étaient pas prêt d’accepter.
De la même façon, lorsque Victor Hugo, un siècle plus tard narre Le...