Peut-on agir inconsciemment?

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  • Publié le : 19 novembre 2011
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Sujet : Peut-on agir inconsciemment

En tentant de prendre conscience de nos actes, on se rend compte que beaucoup échappent à notre conscience ; en effet, on ne les contrôle pas, dans la vie de tous les jours. il arrive très fréquemment que par un manque de concentration, de contrôle sur nos pensées, on se mette à penser à autre chose (par le phénomène des associations, etc.). Cet exempled'observation nous amène à répondre immédiatement "oui" au questionnement. Mais ne pouvons-nous pas prendre conscience de nos actes, contrôler nos pensées, ... ? Nous ne pouvons pas nous contenter de cette déduction qui découle tout juste de quelques observations sans raisonnement censé et ordonné. Il convient donc maintenant de réfléchir si nous pouvons, oui ou non, agir inconsciemment. Dans unepremière partie nous verrons donc quelles sont les constatations et réflexions qui nous poussent à penser que nous avons la possibilité d'agir inconsciemment et dans une seconde partie nous verrons en quoi nous pouvons poser des limites à ces actes inconscients, voir même les "supprimer".

Avant même d’amorcer un début de réponse, il est nécessaire de définir de manière précise la signification dusujet. Ici, le verbe "pouvoir" dans la question signifie avoir la faculté, contrairement à devoir ; on a ici la notion de possibilité, de capacité. Mais le verbe pouvoir est aussi associé au pronom indéfini "on" ; en effet, il est indéfini car il désigne le locuteur et le groupe auquel il appartient, mais à quel groupe appartient-on ? Devons-nous nous contenter des humains adolescents, del'espèce humaine, ou de tout le règne animal ?
Nous ne pouvons pas analyser les pensées et l'état de conscience (ou d’inconscience) des animaux et nous préoccuper seulement de notre tranche d’âge serait trop restrictif, nous allons donc nous intéresser à l'espèce humaine en général.
Pour ce qui est du terme "agir", il signifie littéralement produire un effet, adopter telle ou telle attitude : par agir,on entend donc exercer une influence sur notre environnement, autant sur autrui que sur le monde des objets. Mais pour définir "inconsciemment", il existe de multiples points de vue. Une chose est sûre, l’inconscient, c'est tout ce qui se passe en nous et qui échappe à la conscience (pensées ou actes) mais c'est aussi ce qui permet de distinguer notre identité apparente de notre identité réelle; tous les sentiments et émotions enfouis tellement profondément que nous ne pouvons pas en prendre conscience mais peut-être que eux peuvent agir sur notre conscience.

Un premier argument qui viendrait appuyer la réponse "naïve" donnée précédemment partirait de simples constats. En effet, en décortiquant nos actes et nos pensées une-à-une au fil du temps, en prenant du recul, avec un point devue plus objectif on se rend compte que, bien qu’on puisse prétendre s’autocontrôler, ce n'est pas toujours vrai. En effet. Prenons l'exemple des réflexes, lorsqu'on nous lance un objet ou que quelque chose tombe d'un meuble, on aura le "réflexe" de l’attraper. Mais qu’est-ce qui nous a poussés à le faire ? Il est clair que nous n’avions pas conscience de notre action, ce n'est pas l'envie deretenir l'objet mais plutôt la crainte des conséquences qui a agit. Pourtant, notre esprit n'a pas eu le temps d'évaluer les conséquences ni d'identifier l'objet. On en vient à en déduire qu'il existe autre "chose" qui nous a poussé à agir : notre instinct de survie ? Non, notre inconscient serait un terme plus approprié.
Notre acte a été poussé par le désir, ou plutôt, la crainte des conséquences.Comme nous l’explique Sigmund Freud, le psychisme humain est soumis à deux principes : le plaisir et la réalité; ainsi, dans son existence, l'homme est mû par un désir qui le fait rechercher sans cesse le plaisir et le pousse à éviter la douleur (ce qui expliquerait notre constatation). Ce point de vue est appuyé par le discours de Hennig : "Aucun acte n'est raisonnable s'il n'est pas suscité...
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