Peut on definir l'homme par la conscience

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 27 (6580 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Peut-on définir l'homme par la conscience ?

Dans notre dissertation « Peut-on définir l’homme par la conscience », la réflexion très clairement sur la capacité de l’homme de se rendre compte de ce qui se passe en lui et hors de lui. Si la conscience définissait l'homme, pas seulement comme attribut, mais aussi comme substance, il serait toujours à même de savoir ce qu'il est. Or est-iltoujours apte à se juger adéquatement ? Notre dissertation fournit plusieurs pistes de réflexion à ce sujet.

Introduction

Peut-on définir l'homme par la conscience ?
La conscience se définit comme la capacité de se rendre compte de ce qui se passe en soi et hors de soi. Avoir conscience de quelque chose, c'est percevoir clairement, et cela fait en même temps référence à l'intériorité de ce quel'on vit. La conscience est cette faculté qui permet la lucidité. Cependant, l'homme a-t-il toujours conscience de ce qu'il est, de ce qu'il vit ? Ne peut-il pas exister des moments où l'homme s'échappe à lui-même, dans ses actes ou dans ses pensées ? Et si tel est le cas, peut-on encore définir l'homme par la conscience ? Toutefois, si la conscience n'est pas la caractéristique principale etexclusive de l'homme, qu'est-ce qui fait encore sa différence avec le reste de ce qui est, plante ou animal ? C'est la raison pour laquelle il peut paraître important de faire de la conscience l'attribut essentiel de l'homme, étant ce qui le définit et la condition même de toute connaissance. Mais remplit-elle toujours cette fonction de savoir? Autrement dit, l'homme, avant la conscience, se connaît-ilpour autant lui-même ? Avoir conscience de soi comme sujet, est-ce nécessairement se connaître soi-même ? La question est donc de savoir si l'on peut définit l'homme exclusivement par la conscience, en excluant l'inconscient de son essence? N'est-ce pas attribuer à l'homme une trop grande maîtrise de lui-même? Si la conscience définissait l'homme, pas seulement comme attribut, mais aussi commesubstance, il serait toujours à même de savoir ce qu'il est. Or est-il toujours apte à se juger adéquatement ? N'a-t-il pas besoin d'autrui pour savoir réellement ce qu'il est, ce qui signifierait que la conscience se fait grâce à l'extériorité et pas seulement dans un rapport de l'homme à lui-même?

I. La conscience le propre de l’Homme

La conscience c’est la connaissance que l’Homme a delui-même ainsi que du monde. On distingue ainsi
- la conscience logique qui permet de se rendre compte de ce qui est en soi et de ce qui est hors de soi
- la conscience morale, capacité à juger le bien ou le mal
- la conscience psychologique qui se distingue en deux catégories :
- conscience immédiate
- la conscience réfléchie où l’on se perçoit comme percevant.
La conscience comme connaissanceest-elle le propre de l’Homme ?

a. Le roseau pensant

Texte de Pascal

« La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable. C’est donc être misérable que de se connaître misérable ; mais c’est être grand que de connaître qu’on est misérable.
Pensée fait la grandeur de l’homme. Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête, carce n’est que l’expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds. Mais je ne puis concevoir l’homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute.
L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant.
Il ne faut pas que l’univers entier s’aime pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’universl’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.
Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il nous faut relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser, voilà le principe de la morale. »
Pascal
l.1-3 : la...
tracking img