Peut on dire que l'argent tue le sport?

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  • Publié le : 3 avril 2011
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PEUT-ON DIRE QUE L’ARGENT TUE LE SPORT ?
L’argent et le sport sont, de nos jours, deux phénomènes incontournables. Effectivement, l’argent est souvent assimilé à la notion de bonheur et la pratique sportive a pour principal objectif la recherche de plaisir, mais le sport est aussi un phénomène social qui n’échappe pas aux contraintes économiques et financières. Jamais autant d’argent n’auradéferlé dans le sport. Et l'inflation gagne toutes les disciplines sportives. Le boxeur Brahim Asloum a un salaire annuel de 800 000 euros. Renault dépense chaque année 240 millions d’euros en formule 1. Même le rugby, longtemps fier de son amateurisme, a fini par céder devant l'argent apporté par des hommes d'affaires, comme Max Guazzini au Stade français. Les principaux acteurs sont donc lespratiquants, les entreprises, les collectivités, l’Etat, les médecins, les associations, les clubs, les fédérations.
Constatations faites : maintenant l’enjeu l’emporte sur le jeu. Alors fait-on du sport pour l’argent ? Existe t-il du sport sans argent ? La présence de l’argent a-t-elle de l’effet sur la performance ? D’un point de vue général donc, peut-on dire que l’argent tue le sport ?
Noustenterons de répondre à la problématique suivante :
A l’origine, le sport est une activité de loisirs pratiquée par des amateurs. Dès le XIXe siècle, l’argent fait son entrée dans le milieu sportif, mais le véritable emballement financier ne se produit qu’avec la libéralisation télévisuelle au début des années 1980, faisant du sport à la fois un spectacle et un business mondial.
L’argent influence leniveau de jeu et peut créer des déséquilibres
Les sports collectifs qui nécessitent des investissements financiers importants pour être compétitifs, occasionnent des inégalités par l’argent. Les saisons sportives semblent presque pouvoir se programmer à l’avance tant les sommes investies dans le recrutement des joueurs établissent des hiérarchies difficilement récusables. Certes l’équipe sur lepapier n’est pas encore tout à fait réelle mais quand même.
Toutefois, l’argent constitue un enjeu essentiel pour le sportif qui veut toujours gagner plus. Quand il s’agit de salaires, de primes de match, cela incite largement les sportifs à s’entrainer, pour améliorer leur performance et atteindre un niveau plus élevé afin d’entrer dans de meilleurs clubs où ils toucheront un salaire plusimportant.
Les médias qui accordent de plus en plus de place au sport
Le match OM-PSG de dimanche dernier a rassemblé 2.3 millions de téléspectateurs. Ce simple constat chiffré illustre l’interdépendance absolue entre le sport et les médias. La télévision retransmet les plus grands évènements sportifs mais à quel prix ?

Certains sports sont délaissés au profit d’autres plus médiatisés. Le risque detuer la diversité sportive chère à Coubertin est bien réel. Aujourd'hui, les grandes chaînes se battent pour décrocher les contrats de retransmission des matchs de foot et la surenchère amène fatidiquement à amputer les budgets alloués pour d'autres disciplines.
L’influence de la télé induit également l’adaptation des règles de jeu. Exemple : Il y a quelques années, la Coupe d'Europe en footballse faisait par élimination directe. Aujourd'hui, sous la pression des télévisions et des sponsors, on a réduit les éliminations pour éviter que les clubs phares ne disparaissent prématurément de la compétition.

Même le Tour de France, bien qu’une des seules épreuves ou le public ne paye pas sa place, participe à ce processus. C’est la télévision qui offre aux entreprises leur notoriété,l’espace de trois semaines de compétition. Les investisseurs étudient toutes les stratégies pour que le téléspectateur photographie leurs marques. Une victoire d’étape, équivaut à un long ralenti télévisé, cher aux différents sponsors.

Marché économique
Que deviendrait le sport sans argent ? Nous semblons pris dans une spirale infernale : pas de public sans spectacle, pas de spectacle sans...
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