Peut on exister sans les autres

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  • Publié le : 24 novembre 2010
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Peut-on exister sans les autres?
  AUTRE EXEMPLE  DE PLAN SYNTHETIQUE
I)   LE SOLIPSISME : UNE HYPOTHESE INTENABLE
 I)L’hypothèse  ne serait même pas exprimable
II)Le « pour autrui » comme structure de la conscience ( Sartre)
III)L’absence est encore un mode de présence.( Il est terrible de se rendre compte qu’on n’existe plus pour les autres alors qu’on pense encore à eux. )
          Transition : l’homme n’est pas fait pour vivre seul d’ailleurs…  
II) L’ISOLEMENT A DES EFFETS REGRESSIFS
I)Même pour un homme déjà formé l’absence prolongée de contact avec les autres provoque des altérations mentales et comportementales. ( le cas  Robinson et le cas Roquentin )
II)La torture psychique par l’isolement total (Le joueur d’ échecs, Stefan Zweig)
III)Le cas des enfantssauvages.
                 Transition :  L’homme ne peut épanouir ses facultés  d’homme sans les autres et pourtant la présence des autres peut avoir des effets liberticides ; il faut donc  organiser les règles de la coexistence entre les hommes car la dépendance produit l’oppression.
 III)    LES CONSEQUENCES POLITIQUES DE LA NECESSAIRE COEXISTENCE COMMUNE
I)     Maître/ valet  ( Pufendorf  Du Droitde la nature et des gens ; l’incapacité de certains à subsister seuls les conduit à se vendre à un maître ;
II)     La critique par Rousseau de la thèse de Pufendorf ; l ‘appropriation des terres a induit la dépendance et avec elle, l’oppression ;
III)   Le contrat social pour assurer la coexistence dans la liberté, l‘égalité des droits et la sécurité.
INTRODUCTION  :
Un homme ne développeles facultés caractéristiques de son espèce qu’au contact de ses semblables, L’homme a besoin des autres pour exister comme homme. Ce que prouve a contrario les cas d’enfants sauvages. Toutefois  la coexistence  produit  souvent des  effets d’oppression.  Le salut ne serait-il pas dans la fuite et la solitude ? Mais la solitude prolongée n’a-t-elle pas des effets régressifs ?
La question se posedonc «  l’homme peut-il exister sans les autres ? »  L’analyse conduira à pointer la dimension fondamentale de l’autre  dans le fonctionnement de la conscience et à  repenser les conditions de la coexistence politique.
§I  LE SOLIPSISME : UNE HYPOTHESE INTENABLE
  MA LANGUE EST L’HERITAGE DES AUTRES
Se pourrait-il que ma conscience soit enfermée, seule, dans son propre délire perceptif et quederrière ces chapeaux et ces manteaux, ces regards et ces caresses, il n'y ait que des automates perfectionnés ?
La phénoménologie a montré comment ce doute était intenable. D'abord il ne pourrait même pas  être formulé  si effectivement j'étais seul au monde car,  pour parler, il faut disposer  d'une langue et donc être immergé dans un univers linguistique sédimenté par des millénaires de parolehumaine ;  la parole, la langue, manifestent au cœur de moi-même la présence des autres, mon immersion dans le monde des hommes.
L’ABSENCE EST ENCORE UN MODE DE LA PRESENCE D’AUTRUI
L’analyse sartrienne  va plus loin :  la solitude véritable ne pourrait pas se reconnaître comme telle. Prendre conscience qu'on est seul c'est encore se rapporter à autrui mais sur le mode de la  lacune et del'absence. L'absence est donc un lien entre deux ou plusieurs réalités qui nécessite une présence fondamentale de ces réalités les unes pour les autres. Pour Thérèse l'absence de Pierre est encore une façon particulière de lui être présent. L'absence n'a de signification et ne peut être thématisée que si tous les rapports de Pierre avec Thérèse sont intacts ( Il est terrible de se rendre compte qu’onn’existe plus pour les autres alors qu’on pense encore à eux).
AUTRUI COMME FOND DE CONSCIENCE PERMANENT
 De même que chez Descartes  le doute implique l’existence de la conscience qui doute,  de même l'existence de l'autre conditionne ma tentative pour douter d’elle. L'analyse sartrienne découvre  la présence de l'autre au cœur de ma conscience. La présence d’autrui pour moi est une structure...
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