Peut on ne pas savoir ce que l'on fait?

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  • Publié le : 30 décembre 2010
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Philosophie

Dans le sujet « Peut-on ne pas savoir ce que l’on fait ? », la question porte sur les limites et différents degrés de la conscience humaine. Spontanément, certains tels Descartes pensent toujours pouvoir être maîtres de leurs actes, avoir une conscience permanente. Or est ensuite apparue la théorie de l’inconscient formulée par Freud admettant que celui-ci constitue la partie laplus importante de l’esprit, contrôlant ainsi la majeure partie de nos actes.
Nous remarquons que les idées communes sont contradictoires, nous poussant donc à rechercher les limites de conscience de nos agissements, jusqu’où l’homme est conscient de ce qu’il fait. Nous sommes en effet surpris parfois par certains agissements, certaines réactions ou même de leurs conséquences. Nous ne savons doncpas toujours entièrement ce que nous faisons ou pourquoi nous le faisons, ce qui nous amène à nous questionner sur la liberté et la responsabilité face à nos actes.

Spontanément on souhaite être conscient de tous nos faits.
Si on considère les faits comme l’action en elle même et seulement celle-ci, nous en sommes alors en effet conscient. On doit d’abord penser l’action avant de pouvoir laréaliser. Elle nécessite une volonté qu’on considérera ici comme contrôlée. Tout action est en effet précédée d’un processus psychique contrôlé par les envies, les besoins, comme la faim par exemple.
On pourrait croire qu’on ne pense plus avant certaines actions tel respirer, c’est en effet devenu un réflexe, un acquis, on ne pense pas à respirer. Ils sont cela dit quand même gouvernés par unetrès petite part de conscience qui fait partie des acquis.
Un agissement nécessite la pleine attention de celui qui l’exécute. Mais on peut être conscient du fait mais pas de ses conséquences, nous ne sommes pas toujours conscients de l’importance de nos faits. Un acte anodin peut en effet avoir de grandes conséquences et on ne contrôle pas tous les facteurs extérieurs. On est jamais complètementconscient de tous les paramètres extérieurs, soit on peut agir de façon efficace en essayant d’en contrôler la majeure partie, de diminuer le risque, mais il reste toujours une infime part d’inconscience des conséquences. Cela dit, on est conscient qu’on ne contrôle pas tout, on sait donc que les conséquences sont parfois imprévisibles, on en est conscient. Il existe donc des différents degrés deconscience.
Ces degrés varient aussi selon l’état physiologique du sujet. Le sommeil est un de ses états intéressant à étudier car notre part de conscience diminue au plus bas niveau, nous ne contrôlons en effet pas ce que nous rêvons, nous n’avons pas conscience de ce qui se passe autour de nous ou bien encore du temps qui passe pendant que nous dormons.
Le coma reste aussi encore aujourd’huiassez inconnu, certains patients se rappellent de certaines conversations, de certains faits à leur réveil, d’autres pas, le degré de conscience selon les individus et selon la période varie donc. Cela valide notre théorie, nous ne sommes pas conscient ou inconscient mais il existe réellement différents degrés de conscience.
Malgré tout certains dirons qu’ils ne savaient plus ce qu’ils faisaientaprès une prise d’alcool par exemple, mais ils étaient bel et bien conscient lorsqu’ils ont commencé à boire, ils savaient qu’ils pourraient ne plus se contrôler ultérieurement. Ils en sont la aussi tout a fait conscient.
A première vue en considérant l’action comme le fait nous en sommes donc toujours conscients (avec des degrés variant selon les situations) car il nécessite une volonté. On neconnaît pas toutes les conséquences avant d’agir mais on a conscience de prendre un risque. On sait donc ce que l’on fait.

On est parfois surpris par certains de nos agissements ou certaines de nos réactions dans des situations données.
On entend souvent : « Je ne sais pas ce qui m’a pris, je ne savais plus ce que je faisais.» Il y aurait donc une part d’inconscient chez nous, dans ce qui...
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