Peut-on refuser de douter?

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  • Publié le : 23 mars 2011
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PEUT-ON REFUSER DE DOUTER ?

Analyse des termes de la question :

- peut-on : - est-il possible
- est-il permis (a t-on le droit… juridiquement, moralement)
loi cs

- refuser : ne pas faire qqch volontairement

- refuser tjs / refuser parfois

- douter : définition du verbe « douter » : Hésiter à croire ; ne pas avoir confiance en quelqu’un ; être dans l’incertitude.Il y a plusieurs façons de douter :

- doute ordinaire dont tout le monde fait régulièrement l’expérience et qui est l’expression d’une incertitude qui s’impose à nous sans que nous le décidions et qui porte le plus souvent sur des choses futiles et sans importance.
- doute philosophique (sens général) : méthode permanente de réflexion qui implique que l’on soit capable à tout moment deremettre en question quelque chose qui semblait acquis et certain afin d’entamer une réflexion.

- doute sceptique : décision de douter de tout et toujours. Il est radical, universel, permanent et définitif et repose sur la thèse de l’impossibilité d’accéder à la moindre vérité. Antithèse de l’attitude dogmatique.
Cf. Pyrrhon, philosophe grec du 4ème siècle avant JC, figure majeure duscepticisme antique, qui préconise, pour atteindre l’ataraxie (tranquillité de l’âme) et la sagesse, la suspension du jugement (« épochè ») dans la mesure où l’on peut acquérir aucune certitude. Problème : comment agir ?
Cf. Hume, philosophe écossais du 18ème siècle, qui représente le scepticisme moderne mois radical ; il nie la possibilité de toute connaissance métaphysique (connaissance des objetsqui sont au-delà de l’exp) mais admet la possibilité d’une connaissance scientifique du monde qui nous entoure.
- doute cartésien : radical et hyperbolique mais provisoire ( « une fois dans sa vie ») et qui vise à « établir en toutes choses des vérités fermes et assurées sur le modèle des sciences. »

Si oui : de quoi et pourquoi?

Sinon pourquoi?

- Refus du doute systématique :savoir douter à bon escient.

- Douter, est-ce renoncer à la vérité ?

INTRODUCTION

Le doute est un état d'incertitude et d'hésitation dont tout le monde peut faire l'expérience dans sa vie quotidienne. Il est corrélatif d'un certain inconfort psychologique qui conduit toujours à essayer d'en sortir. Cependant le doute n'est pas nécessairement négatif. On sait qu'il peut parfois permettre decorriger ses erreurs ou conduire à se débarrasser d'un préjugé. La question se pose alors de savoir si on peut refuser de douter. Autrement dit est-il possible et a-t-on le droit de renoncer volontairement à toute remise en question? Et si oui quelles sont les raisons qui pourraient légitimer un tel choix? N'y a-t-il pas, parfois au moins, nécessité de douter sans pour autant sombrer dans lescepticisme? Le refus de douter ne nous condamne t-il pas à rester dans la « Caverne », c'est-à-dire à adhérer sans examen à ce que l'on croit être la vérité? Cependant, suffit-il de douter pour échapper à la caverne?

I DE QUOI PEUT-ON LEGITIMEMENT REFUSER DE DOUTER ?

- Science
- Evidence
- Action

Légitiment ou non : se mentir à soi-même pour éviter d’être déçu par son entourage : onse voile la face ; politique de l’autruche ; refuser voir la vérité en face ; se complaire ds ses illusions (petit ami qui ns trompe, enfant qui se drogue…)

TRANSITION : Mais, si le refus de douter est parfois justifiable, autrement dit si, comme nous l'avons montré, on peut avoir de bonnes raisons de refuser de douter, peut-on refuser tout doute? A-t-on le droit d'ériger le refus de douter enprincipe inviolable? Quelles pourraient être les conséquences d'une telle attitude?

II LE REFUS DE DOUTER N’EST-IL PAS PARFOIS CONTESTABLE VOIRE DANGEREUX ?

- Dogmatisme « spontané » et dogmatisme volontaire
- Distinction entre absence de doute et refus du doute
( Les conséquences sont cependant identiques.

- retour sur les arguments de la 1ère partie pour les critiquer...
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