Peut-on reproduire une oeuvre dart ?

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  • Publié le : 3 mai 2009
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Peralta Vendredi, 6 février 2009
Maxime
HK2

Dissertation de Philosophie

Sujet : Peut-on reproduire une ' uvre d’art ?

Le terme art désigne aussi bien la technique, le savoir-faire, que la création artistique, la recherche du beau.S’ajoutant ou se substituant à la nature, il peut aussi prendre le sens quelquefois péjoratif d’artifice. En tant que pratique, il est le fait de l’artisan, celui qui maîtrise un art dans le sens premier, ou à l’artiste, qu’un talent ou un génie particuliers rendent aptes à créer la beauté. Cependant, on ne peut dire que l’un des deux suffise à créer les Beaux-arts, un rapport existe entre l’artisan etl’artiste. Mais la création n’est pas simplement expression d’une maîtrise : en effet l’art est une technique, un savoir-faire, ainsi que l’acquisition d’une habileté. Il s’oppose aussi bien à la science, qui est un savoir théorétique, qu’à la pratique aveugle ou la routine. L’usage confond le plus souvent l’' uvre et le produit - industriel ou artisanal ' c’est-à-dire tout résultat sensible dutravail et de la technique humains. Toutefois, l’' uvre, au sens strict est une construction symbolique qui porte la marque de l’esprit et qui témoigne de son inscription historique dans la matière : car la conscience, selon Hegel, se révèle à elle-même dans ses ' uvres sensibles. Mais certaines ' uvres sont au plus haut point les « manifestations sensibles de l’Idée », car en elles, forme etmatière ne sont plus dissociables : ce sont les ' uvres d’art. A cet égard, nous pouvons nous poser la question suivante : peut-on reproduire une ' uvre d’art ? La reproduction suppose l’action de représenter fidèlement quelque chose pour aboutir à une copie qui est le résultat de cette action. Peut-on envisager une telle action au niveau d’une ' uvre d’art ? De plus, nous pouvons nous demander sicette éventuelle reproduction change la perception des ' uvres d’art, ou réfute l’essence même de l’art.
Après avoir montré qu’une ' uvre d’art, de par son essence, peut être reproduite, nous nous intéresserons aux limites d’une telle reproduction, avant d’aborder le rôle décisif de la perception par les hommes d’une éventuelle reproduction.

Le principe de l’' uvred’art est qu’il aura toujours été reproductible : l’apprentissage artistique s’accompagne souvent de reproductions d’une ' uvre qui prend ainsi le rôle d’un modèle pour d’autres ' uvres. Les logiques de diffusion ont de la même façon contribué à ce phénomène de reproductibilité. Les jeunes peintres prennent pour modèle (c’est-à-dire une unité de mesure conventionnelle adoptée pour régler les multiplesproportions d’un ensemble) un peintre, une ' uvre déjà existante et le premier de leur travail consiste généralement à redessiner, recopier, reproduire une telle ' uvre. Dans la Poétique, Aristote décrit ce phénomène : il affirme que dès le plus jeune âge, les hommes trouvent du plaisir à imiter ; il soutient aussi que l’homme se différencie des animaux par le fait qu’il est enclin à imiter.En effet, l’art présente deux grandes dimensions dont la première est sans doute la technique. Ce savoir-faire nécessite l’apprentissage de règles et de procédés : l’art en effet est mimésis, l’' uvre peut être reproduite par le procédé de l’imagination. Dans l’Antiquité grecque par exemple, la reproduction fidèle d’un modèle préexistant est monnaie courante et même privilégiée : ilest aisé de reproduire car l’homme veut imiter la nature.
L’art est donc technique ; et l’évolution de cette technique au fil des siècles facilite grandement la reproduction des ' uvres d’art : il existe en effet des moyens de reproductions de plus en plus grands. L’invention de l’imprimerie a permis la reproduction technique de l’écriture ; la Bible notamment s’est vue...
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