Peut on se connaître soi même ?

Isselin
Laurie May
TES3

Dissertation de Philosophie (à rendre pour le 22/10/2010) :

Sujet : Peut-on se connaître soi-même ?

Depuis Socrate et l’injection de la Pythie au temple de Delphes « Connais-toi toi-même », l'homme a depuis toujours aspiré à plus de connaissances ce qui en découle aujourd'hui à la multitude de connaissances que nous avons à notre disposition. Si cesconnaissances peuvent être d'ordre matériel, elles le sont donc aussi de l'ordre de la connaissance de soi. Ainsi, tout homme disant « Je » possède une certaine connaissance de lui. Malgré cette affirmation, on se demande toujours aujourd’hui si nous avons la possibilité d’avoir une connaissance complète de soi. Mais « se connaître » semble essentiel pour prendre des décisions ; mais que veut dire seconnaître, comment y parvenir et quelles en sont les limites ? Nous étudierons dans un premier temps que l’on peut se connaître soi-même, mais nous verrons ensuite qu’il est impossible de se connaître soi-même ; puis dans un dernier temps, nous étudierons les problèmes engendrés par l’envie de se connaître soi-même.

« Je pense donc je suis » voilà ce qui fait, selon Descartes, la différence entrel’objet et le sujet, car l’objet est privé de raison. L’homme se définit donc par sa conscience. Connaitre un objet s’avère facile car il suffit d’expliquer ses caractéristiques qui ne changent pas. En effet, l’objet est souvent défini par un mode d’emploi qui nous permet de comprendre son utilisation ainsi que son installation tandis que connaitre un sujet est bien plus difficile, car l’homme évoluetout au long de son existence et aucun système n’existe pour expliquer son fonctionnement. On peut cependant chercher à le comprendre, qui vient du mot latin « cum » c'est-à-dire prendre avec, prendre ensemble, par l’intuition ; qui est un sentiment non-rationnel. Selon Bergson, l’intuition est une "sympathie par laquelle on se transporte à l'intérieur d'un objet pour coïncider avec ce qu'il ad'unique et d'inexprimable" c'est-à-dire l’intuition permet à l’individu de le comprendre, tout en étant à l’extérieur. C’est souvent grâce au langage que l’on essaye de connaitre un individu, car c’est une porte ouverte dans son esprit, même si les signes sont difficiles à interpréter (parole, gestes…).Selon Bergson, « toute connaissance passe par le langage. » Il s’avère donc difficile de définirce concept de connaissance car il change de sens selon qu’il concerne un objet ou un sujet. La dignité de l’homme repose majoritairement sur l’idée de l’unité du moi : le sujet transcendantal chez Kant explique que toutes les expériences, les connaissances sont reliées à un seul et unique centre.
La connaissance intellectuelle que l’homme a de lui-même renvoie à l’origine et à la formation de sesidées. C’est l’individu lui-même qui a la capacité d’émettre et de défendre ses idées. On peut dire qu’il est, ou qu’il se veut, « maître » de ses idées, ainsi Kant définit la majorité. Il définit le majeur comme étant l’individu qui pense et décide par lui-même, sans se laisser influencer par autrui et particulièrement par ceux qu’il nomme « tuteurs ». Comme Socrate le dit « Connais-toi toi-même» ; ceci n’est pas une incitation psychologique mais intellectuelle à la connaissance de soi. Il s’agit pour chacun, mais avec l’aide des autres, d’analyser ses pensées pour vérifier leur provenance : sont-ce réellement mes pensées ou des idées reçues ? Cette interrogation entraine chaque individu à penser vraiment par lui-même, comme l’ont réaffirmé Descartes et Malebranche dans le travail du «doute » qui nous libère de certains préjugés. Ceci est une démarche personnelle et le chemin pour y parvenir est complexe. L'homme a la possibilité de se connaître en ayant recours à sa propre personne. Certains auteurs tels que Montaigne procédaient à une introspection dans le but de "se regarder à l'intérieur". Au sens philosophique, l'introspection est une observation et analyse de soi en...
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