Philo aide sur la conscience

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  • Publié le : 16 novembre 2011
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Fiche complémentaire
Cours sur la conscience

Textes de Locke pp.40-41
Locke se demande ce qui fait le fondement de l'identité personnelle. Cette question a un intérêt théorique : qu'est-ce que le " je " ? Mais également un intérêt pratique : comment établir les responsabilités, si, toutes les caractéristiques d'une personne ne cessent de changer. Pourquoi ne pourrait-on pas dire, aux forcesde police qui viennent m'arrêter, que je ne suis plus le même homme que celui qui a commis un crime quelques jours auparavant, parce que cette expérience m'a transformé? Ce changement va-t-il jusqu'à faire de moi un autre homme ? Il faut donc trouver ce qui fonde l'identité personnelle.
(texte 3) Pour répondre à cette question, Locke établit une distinction entre un homme et une personne :L'homme correspond à l'unité biologique (on ferait référence de nos jours à un code génétique ou aux empreintes). La personne correspond à l'unité psychologique. L'un et l'autre ne se recoupent pas nécessairement. Pour le montrer, Locke évoque le cas de amnésique : Il a perdu ses souvenirs, il ne sait ni ce qu' " il " a fait dans le passé , ni même qui " il " était. Il y a donc une rupture dans lacontinuité de conscience. Il y a consécutivement deux personnes dans un même homme. Voilà pourquoi, juridiquement, l’une (de ces personnes) ne peut être tenue pour juridiquement responsable de ce que fait l'autre.
(texte 4) Mais comment considérer l'homme alcoolisé, ou le somnambule, qui agissent sans se souvenir ensuite de ce qu'ils ont fait ? lls ressemblent à l’amnésique, puisqu'ils subissent unediscontinuité de la mémoire. Mais les juges ne le considèrent pas de la même façon : En effet, le somnambule ou l'ivrogne ne peuvent prouver qu'ils n'étaient vraiment pas conscients de ce qu'ils faisaient, car ils pourraient toujours abuser de l'excuse de leur état pour agir en fait en toute conscience. Voilà pourquoi les tribunaux les rendent responsables : On n'a jamais dans ce cas, la preuveabsolue du manque de conscience.
(texte 2) C'est donc la conscience qui fait la même personne. Si j'ai conscience d'écrire actuellement, comme j'ai conscience d'avoir vu une crue de la Tamise l'hiver dernier, comme j'ai conscience d'avoir vu l'arche de Noé, alors je suis la même personne qui aie vécu tout cela. Il faut expliquer cela : dans ma mémoire se situent deux types de contenus : lessouvenirs et le savoir. Les souvenirs sont des contenus de conscience du passé : Si j'ai vécu la guerre 14-18, j'ai eu conscience de la vivre, et des souvenirs (ces contenus de conscience) se sont imprimés dans ma mémoire. Je m'en souviens comme de quelque chose de vécu par la conscience. En revanche, je peux apprendre beaucoup sur la guerre de 14-18, et ce savoir est resté dans la mémoire, mais non pascomme un souvenir : je sais très bien que je ne l'ai pas vécu. Ce sont donc les souvenirs qui montrent la continuité de la conscience (le souvenir est un contenu de conscience stocké dans la mémoire).
C'est donc la conscience qui relie en moi le passé, le présent et le futur, et fait le lien entre toutes les facettes de ma personnalité.
(Texte 1) Mais qu'est-ce que la conscience ? " Quand nousvoyons, sentons (. . .), éprouvons, méditons ou voulons quelque chose, nous savons que nous le faisons ". La conscience permet donc la perception de nos pensées, nos sentiments, de nos volontés. Elle me permet de rester " la même chose pensante en différents lieux et temps ", quelle que soit par ailleurs la " substance " dans laquelle elle se trouverait logée. Bien qu'il n'y croie pas, Locke peuttout à fait admettre d'éventuelles réincarnations successives : la même conscience pourrait rester permanente en différents corps, ce n'est pas illogique : Si les souvenirs sont liés, alors c'est la même personne (mais pas le même homme). A retenir : " Il est impossible à quelqu'un de percevoir sans percevoir aussi qu'il perçoit ".

Textes de Sartre pp.424-425 :
L'exemple que prend ici Sartre...
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