Philo. peut-on se passer d'un maitre ?

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  • Publié le : 20 novembre 2011
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PHILOSOPHIE


Sujet : Peut-on de passer d-un maître ?

Il existe plusieurs type de relation entre le maitre et celui qui subit l’autorité. Entre un enfant et ses parents, la relation est temporel, alors qu’entre un maitre et un esclave, c’est une relation de possession définitive , caractéristique d’une relation entre une personne et une chose. De plus cette relation est subie parl’esclave. Cependant, il existe des personnes qui choisissent volontairement d’être sous la tutelle d’un maître. Malgré des différences de conception importantes, ces relations ont toutes pour caractéristique commune l’obéissance. De ce fait, se poser la question si on peut se passer d’un maitre revient à se poser la problématique suivante :Peut -on s’affranchir de toute obéissance ? La liberté passe t-ellepar l’absence de l’obéissance ? D’abord nous verrons qu’on ne pouvons pas s’affranchir de l’obéissance ? Puis nous verrons les échappatoires à l’autorité. Enfin, nous analyserons comment la loi garantit la liberté.

Tous les Hommes, quels qu’ils soient, ont l’idée de la liberté : « La liberté de notre volonté se connait sans preuve par la seule expérience que nous en avons » [ DescartesPrincipes]. De plus ce sentiment est d’autant plus fort lorsqu’on en est privé. Cette notion de liberté est si ancrée dans nos esprits, dans l’inconscient collectif, au point qu’elle est mentionnée dans notre devise nationale. Or cette conscience de la liberté serait en réalité la conscience de la liberté perdue. En effet, nous étions et nous sommes toujours soumis à l’obéissance, quelle soit externe(exemple : loi) ou interne (morale). Ainsi, dès le berceau nous sommes soumis à l’autorité des parents. Peu de temps après, l’enfant poursuit son éducation en étant scolarisé où il doit obéir aux professeurs. Les enfants n’apprécient pas l’école en apparence parce qu’elle est le lieu des contraintes, de l’oppression de la liberté. Pour autant nous aimons profondément nos parents malgré qu‘ils soientla première autorité à laquelle nous fûmes soumis. Cela veut-il dire que nous aimons obéir ? Sans aucun doute, nous ne pouvons vivre sans obéir car même dans les loisirs (qui vient du latin licere qui signifie « être permis »), qui sont sensés être le moyen de s’évader, d’être libre, nous avons instauré des règles. Même dans les arts, qui sont l’expression sans limites des Hommes, on trouve desrègles (ex le solfège) . Les artistes suivent des mouvances; obéissent à des codes pour créer. La règle, la loi fixe une limite en deçà de laquelle nous nous sentons rassurés.
La fin de la scolarité, la libération semble effective, et de nouvelles possibilités s’offrent à nous, mais la découverte du monde du travail et ses obligations, ses contraintes est une nouvelle désillusion… « Le domaine dela liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par la nécessité » Karl Marx qui affirme qu’on est libre que lorsqu’il n’est pas nécessaire de travailler pour gagner de quoi vivre. Cependant, même en imaginant n’être pas obligé de travailler pour suffire à ses besoins, on ne peut échapper aux lois établies par la société.
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres »[John Stuart Mill] C’est cette définition qui est appliquée dans nos société, qui montre bien que la liberté n’est pas absolue, qu’elle est subalterne à l’obéissance. Sommes nous libres de transgresser les lois ? Avons-nous le choix ? Cela revient à se poser la question du libre arbitre. Sommes nous Libres ? C’est à cette question que Lafcadio, héro du livre d’André Gide Les Caves Du Vatican aessayer de répondre. Pour cela il devait commettre un acte gratuit, c’est-à-dire qui n’obéisse à aucun motif. Il est assis dans un train où les portes s’ouvrent directement sur la voie, avec pour seul compagnon de nuit à partager son compartiment, un vieux monsieur du nom d’Amédée Fleurissoire. Alors que Lafcadio regarde le vieux bonhomme, il se prend subitement d’une pensée des plus saugrenues....
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