Philo : "suis-je vraiment ce que j'ai conscience d'être ?"

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  • Publié le : 9 novembre 2010
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Collin TL2
Matthieu

Dissertation Philosophie

« Je pense donc je suis » disait Descartes. Il n’y aurait donc pas de différences entre être et penser être. Jesuis un être pensant par conséquent je peux « être », et donc je peux exister, puisque être c’est exister. Le « je » ici renvoi à la notion de sujet et désigne l’homme en tant que connaissant. La conscience désigne la connaissance qu’a l’homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. C’est elle qui l’entoure, c’est aussi l’aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui etautour de lui.
Mais la conscience est-elle le témoignage de ce que nous sommes, notre « tout », notre connaissance parfaite, pure et simple de notre esprit ou, au contraire, y a-t-il une forme qui nous dépasse : l’inconscient qui nous serait inconnu et caché ? Visiblement, la conscience ne nous livre qu’une partie de nous-mêmes et ne nous donne pas une totale connaissance de notre être. Pour acquérirune pleine maîtrise et connaissance de soi, ne nous faudrait-il pas dépasser cette connaissance partielle de soi ? Ainsi mon être, mon « moi » est-il ce dont j’ai conscience ? Ma conscience est-elle une chose réelle et cause de ce que je me représente, de ce que je veux, ou est-elle causée par autre chose que soi : les influences extérieures ? Nous opposerons donc ici « ce que je suis » et « ceque j’ai conscience d’être ».

Au premier abord, « ce que je suis » semble être équivalent à « ce que j’ai conscience d’être. En effet, si l’on commence par s’intéresser à la conscience dite « spontanée », on remarque qu’avoir conscience de soi, de notre être revient d’abord à avoir conscience de notre corps et de ce dont il est constitué, à savoir de bras, de jambes, d’un visage, d’appartenir àla famille des mammifères, et pour aller plus loin d’être capable d’effectuer telle ou telle action, d’en envisager les conséquences etc…
Or il semblerait qu’étant un être pensant, doté de conscience et de connaissances, nous sommes constamment sous notre propre regard et avons conscience de nos actes, pensées, nous connaissons notre mode de fonctionnement intellectuel, et rien de semble nouséchapper. En effet, je suis celui dont j’ai conscience d’être lorsque je suis capable de dire que j’aime telle chose ou non, ou que je suis capable d’effectuer l’introspection. En effet, si je peux connaître mes envies, mes réactions face à quelque chose qu’elles soient positives ou négatives, ou tout simplement que je peux me qualifier indépendamment de mon moi intérieur, c’est que j’ai le pouvoirde dissocier ce dernier, et donc que la conscience a conscience qu’elle existe. C’est un peu comme si une partie de ma conscience pouvait qualifier l’autre partie, la décrire et expliquer son fonctionnement par rapport au monde extérieur. A l’inverse, nous n’avons pas la capacité de plonger à l’intérieur des autres personnes comme nous pouvons le faire avec nous même. C’est cette capacité qui estexclusive à notre « moi intérieur » qui fait que nous avons conscience d’être ce que nous sommes, la capacité d’introspection.

De plus, être conscient c’est « accompagner de savoir notre existence et tout ce que nous faisons. En effet, chaque action de la vie courante est perçu par notre conscience, nous nous rendons compte de nous même, je peux même dire que j’existe en tant que sujet agissant : lorsque l’on m’appelle par mon prénom, je sais que c‘est à moi que l’on s’adresse, je sais que je dois répondre et cela me permet de savoir que j’existe ; donc j’ai bien conscience d’être. En fait, au-delà de ça j’ai conscience de chacun de mes sentiments, émotions ou actes. Je perçois la douleur, le malaise, le désespoir, la joie, l’euphorie ou le désir et je me rends compte de leurs effets...
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