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  • Publié le : 30 décembre 2010
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 Introduction du texte
Texte dans lequel la conscience de soi est pensée en termes de "pouvoir", et définie comme la condition de possibilité de toute représentation.
Thèse : la conscience de soi donne à l'homme sa dignité.
Trois arguments établissent cette thèse :
1. ce pouvoir de la conscience de soi est le privilège de l'homme, et fonde sa supériorité sur les autres vivants
2.conséquence : il est une personne d'un rang et d'une dignité incomparables aux objets, en raison de sa capacité de penser
3. le passage chez l'enfant au stade de la pensée (contemporain de l'usage linguistique de la première personne du singulier) introduit un changement décisif dans son développement. Ce qui est premier selon l'ordre des valeurs, est second selon l'ordre chronologique.
A) Lapossession du Je est un privilège humain.
Kant montre ici que posséder le Je dans sa représentation est un pouvoir.
Le pronom personnel Je a ici la forme d'un substantif, et qui plus est, d'un nom propre. Le Je exprime et désigne la conscience de soi.
1) Fonction du Je : le Je est la condition de possibilité de toute représentation.
Non seulement : la représentation suppose la conscience (il n'y ade représentation que pour un sujet qui en est conscient), mais encore : les représentations "données dans une intuition ne seraient pas toutes ensemble mes représentations si elles n'appartenaient pas toutes ensemble à une conscience de soi" (CRPure). Ie : la conscience de soi se constitue comme pouvoir d'unification et de synthèse du divers (préciser ce qu'est le divers : les expériences, ce queje perçois).
Conséquence : transcendance du Je :
Ce qui rend possible la représentation ne saurait être, en effet :
-ni une représentation,
-ni un élément de l'ensemble des représentations,
-et n'est pas non plus donné dans une intuition sensible
-ni dans une intuition intellectuelle
La condition transcende ce qu'elle rend possible (le fondement ne peut logiquement être du mêmeordre que ce qu'il rend possible). Exemple : si le je était un élément du tout, il ne pourrait s'élever à la pensée du tout.
Ainsi, le Je est à la fois transcendant (supérieur aux choses) et transcendantal (indépendant de l'expérience), et il se distingue radicalement du Je empirique (saisi dans l'expérience sensible).
-Conséquence de ce pouvoir : l'homme est une personne. ( "par là, il est unepersonne").
L'argument se dédouble :
a) le Je, sujet logique :
L'homme est une conscience de soi qui subsiste par-delà le divers des représentations, qui en assure l'unité par-delà la pluralité des expériences et l'identité en dépit des changements qui lui arrivent.
b) Le Je, sujet moral :
C'est dans la mesure où il est conscience de soi et ce faisant, sujet logique, quel'homme est aussi sujet moral. En effet, afin d'être un sujet moral, il faut qu'on puisse être responsable de nos actes : la condition pour cela, c'est bien de pouvoir se représenter soi-même comme un sujet unique et permanent.
c) Eminence de la conscience :
En tant qu'il est sujet à la fois logique et moral, l'homme occupe dans l'univers le premier rang. La conscience de soi estdonc ce qui élève l'homme au-dessus des lois de la nature, l'en émancipe. D'abord, comme sujet logique : il est bien hors rang puisqu'aucune des représentations ne peut être ramenée à ce qui en est la condition. Ensuite et surtout comme sujet moral : il ne peut être, contrairement aux choses, quelque chose dont on peut user à sa guise.
Cette émancipation est donc ce qui fait la dignité de lapersonne. En effet, la personne s'oppose ici aux êtres vivants dépourvus de raison (les animaux) mais surtout, aux choses; être une personne, pour Kant, c'est ne pas être une chose ; or, les choses sont relatives, et ne peuvent avoir une dignité; Kant dit qu'elles ont un prix : on peut les échanger les unes contre les autres, en donner un équivalent (les acheter, etc) (on peut toujours remplacer une...
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