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  • Publié le : 5 avril 2010
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Il n’y a donc pas lieu de parler de vérité (en matière d’existence) hors du champ de l’expérience. Une démonstration du type de celle que l’on trouve dans « la preuve anthologique ne prouve rien justement parce qu’elle ne peut avoir recours à l’expérience. La théologie rationnelle (science et « science de Dieu ») n’est pas une connaissance vraie.
Toute démonstration n’est donc pas une véritéet il ne sert à rien de vouloir démontrer, pour convaincre de la vérité de leur existence d’objets métaphysiques.
3- Vérité du cœur et de l’esprit
C’est pourquoi Pascal en conclut qu’il y a « des vérités inaccessibles à la raison « et que » le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas ». La foi religieuse et ainsi impossible à convaincre et sourde à toute autre démonstration.L’existence de Dieu ne peut pas être démontrée ni sa non existence : il est seulement possible d’y croire (Comparer Pascal p.402 T15).
Cependant, Pascal montre dans ses Pensées que l’usage de la raison est possible mais contre elle-même. Il faut montrer rationnellement que la raison est insuffisante et qu’elle est dépassée par autre chose qu’elle-même. On retrouvealors comme une définition par l’absurde :l’homme ne peut pas faire de sa raison une valeur suprême sans tomber dans les plus grandes difficultés et des conséquences ridicules. Ainsi critique-t-il « les libertins » libre penseurs de son époque, tel le Don Juan de Molière qui ne croit qu’en 2 et 2 font 4. L’homme est donc un être trop faible pour que sa raison suffise. Il doit accepter que certaines vérités (celles du cœur) sontindémontrables révélées par la religion et accessibles seulement par la foi. « C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi, Dieu sensible au cœur, et non à la raison. »
Conclusion : Toute vérité n’est pas démontrable il y’a plusieurs types de vérités (vérités de fait peuvent être prouvées et non démontrées ; de plus, les vérités de raisons formelles reposent sur desprincipes. Il faut donc renoncer à vouloir démontrer toute vérité et poser les limites de la raison. De plus, « il faut » considérer l’intuition comme un accès à la vérité supérieure à la démonstration et toute démonstration n’est pas non plus une vérité.
On peut cependant se demander s’il est légitime de reconnaître n’importe quelle révélation ou foi religieuse sous n’importe quelle forme. Renoncerà certaines « vérités » (celles du cœur) ne veut pas dire renoncer à les critiquer sur le plan de leur valeur et non plus de leur vérité.
A méditer : « Il y a quelque chose de mécanique dans une pensée fanatique, car elle revient toujours par le même chemin. Elle ne cherche plus, elle n’invente plus. Le dogmatisme est comme un délire récitant. Il y manque cette pointe de diamant, le doute quicreuse toujours ». Alain
Etude de l’appendice du livre I de l’Ethique de Spinoza
Intro : a- La nature de Dieu l. 1 à 10
b –Enoncé du préjugé finaliste et plan du développement l.11 à 33
L’explication du préjugé finaliste
La fausseté du préjugé finaliste
Les jugements de valeur, conséquences du préjugé finaliste
Conclusion : le réel est parfait
Préalable pourpenser avec Spinoza
AXIOME Le Tout > Partie + Jouissance
La nature de Dieu Ce premier moment est essentiel : il rappel les conclusions aux quelles Spinoza est parvenu sur la nature et les propriétés de Dieu. Quelle est la nature de Dieu selon Spinoza ? (Eth I, déf 6 p.19) Cette définition de Dieu convoque les définitions 3 (substance) et 4 (attribue) et exige des éclaircissements. Cestermes techniques font partie du vocabulaire scolastique (pensée héritée d’Aristote reprise et modifiée par les philos. Du M-A et de la Renaissance) . Ils expriment l’ONTOLOGIE de Spinoza = Discours rationnel sur l’être.
Une substance est un être qui est « en soi » : elle se distingue « des modes » qui sont « en autre chose ». Exemple : Une pierre, un animal, un homme sont des modes qui...
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