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  • Publié le : 6 octobre 2010
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Puis-je être sûr de bien agir ? (15/20)
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Commentaire du correcteur
Prenez le soin de préciser une problématique en introduction. Rien n’est dit sur le "bien". Par la suite, et dès le début, un travail érudit qui ne pose toutefois pas dans leur ordre les problèmes que le sujet implique: vous "embrouillez" mes pistes, peut-être en conséquenced’une volonté maladroite de tout dire! Sachez mesurer votre progression: ce qui intéresse le correcteur est d’assister à une réflexion à l’œuvre. On ne peut donc être sévère, même si on regrette une propension à l’encyclopédisme. D’autres correcteurs pourraient être plus sévères!
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Dissertation de l’élève
- INTRODUCTION
A tout homme qui voudraitpouvoir se targuer d’être un homme de vertu, on dirait dans l’opinion commune qu’il "agit bien", lorsque par exemple il agit pour le bien de la communauté ou même de l’humanité entière. Pourtant, ses agissements peuvent ne pas obligatoirement paraître dignes de raison à une tierce personne. L’homme en question est pourtant convaincu même s’il y a une part de flatterie pour lui-même, d’agir "bien"puisque ses actes ont un déterminisme autre qu’un rapport individuel avec lui-même. Peut-il néanmoins affirmer sa conviction, avec une méthode rationnelle?En fait, le terme de "bien agir" est assez équivoque, et de son ambiguïté découle le problème de la certitude de ces bonnes actions, et enfin la volonté de les commettre. | On aimerait une problématique claire, svp. |
Il y a dans l’énoncé dupostulat immédiatement un problème de définition d’une "bonne action". En effet, on peut agir en vue du bonheur, qui est un des idéaux de l’homme, mais également pour les philosophes grecs antiques, un but moral quasi-inaccessible. Le bonheur individuel est ainsi la recherche dans l’eudémonisme (même s’il n’a pas de réalité), et la philosophie grecque donne à l’homme les moyens d’être l’artisan deson bonheur. On a dès lors des impératifs hypothétiques, c’est-à-dire des devoirs en fonction d’une fin, ici le bonheur. Toutefois le bonheur se situe surtout dans l’initiative privée pendant la période hellénistique (pour les Grecs, c’était un bonheur commun). Ainsi il est lié au plaisir selon les Épicuriens, sans être toutefois un hédonisme grossier. Il est ainsi plus lié à l’ascétisme et à lamaîtrise de soi, où l’on se détache de tous les plaisirs pour accéder au bonheur.Ainsi, le bonheur se situe à plusieurs niveaux. Pour les Stoïciens, il se situe dans le savoir de sa connaissance d’être humain. Pour Aristote, dans l’Ethique à Nicomaque, "le bonheur est le souverain bien", et est ainsi une activité théorétique ou contemplative. Le bonheur le plus haut et inaccessible est donc lié à laréunion de trois idéaux philosophiques: le bonheur pour la morale, le bonheur en tant qu’activité de la raison et le bonheur avec une dimension de vertu. On a donc un bonheur issu de la rationalité, de la morale quand elle est en tous points en accord avec la Raison. Mais il y a une relativité du bien, car outre le bonheur en tant que cause finale, elle peut aussi avoir comme finalité un intérêtcommun, bien évidemment ne provoquant pas le bonheur (ne délivrant pas des troubles de l’esprit, et donc ne provoquant pas l’Ataraxie d’Épicure) avec par exemple une volonté de justice, ou de maintien du respect des libertés fondamentales. Il se pose alors un problème de conflit entre les valeurs (par exemple, conflit entre le bien et la vérité). Quelle est la valeur la plus haute? Dois-je toujoursagir pour le bien?Il est finalement posé comme postulat que la vérité est la valeur, tout au moins une des valeurs les plus hautes, car elle peut concilier à la fois le bonheur individuel et l’intérêt commun, répondant ainsi au problème de l’emploi du "je", acte individuel aux conséquences multiples.Agir demande toutefois une réflexion antérieure, qui possède autant de vérité que l’acte en...
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