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Au Bonheur des Dames est un roman d’Émile Zola publié en 1883, le onzième volume de la suite romanesque les Rougon-Macquart. À travers une histoire sentimentale à l’issue inhabituellement heureuse, le roman entraîne le lecteur dans le monde des grands magasins, l’une des innovations du Second Empire. Le modèle du personnage d'Octave Mouret est Auguste Hériot, co-fondateur des Grands Magasins duLouvre.

|Sommaire |
|[masquer] |
|1 Résumé |
|1.1 Les débuts au grand magasin |
|1.2 Le passage par les petites boutiques|
|1.3 Le retour triomphal |
|2 Adaptations |
|3 Notes et références |
|4 Liens externes |

[pic]Résumé [modifier]

Les débuts augrand magasin [modifier]

Denise Baudu, héroïne principale du roman, jeune Normande de vingt ans originaire de Valognes, arrive à Paris avec ses frères Jean et Pépé, âgés respectivement de seize et cinq ans. Leur père, dont ils portent tous les trois le deuil (ils sont en effet vêtus de noir dès leur arrivée à Paris au premier chapitre) qui tenait une teinturerie, est mort il y a un an environ dela même fièvre qui avait emporté leur mère quelques jours plus tôt. Son oncle avait écrit à Denise à cette époque qu’il pouvait y avoir une place dans sa boutique à Paris. Mais depuis un an, les affaires ont mal tourné et il ne peut embaucher Denise.
Au Bonheur des Dames est à ce moment dirigé par Octave Mouret, fils de François Mouret et Marthe Rougon. Ce grand magasin prospère tellement bienqu’il ruine les petites boutiques du quartier. Les Baudu, tenant le « Vieil Elbeuf » qui se trouve en face du Bonheur, sont exaspérés par les agrandissements successifs opérés par Mouret. Ils ont en effet connu la boutique, fondée par les frères Deleuze, à l’époque où elle avait une taille modeste. Mouret est devenu propriétaire de la boutique en épousant Mme veuve Hédouin (née Deleuze) dansPot-Bouille, qui décédera peu après.
Les Baudu sont particulièrement exaspérés du fait de leur attachement aux pratiques commerciales traditionnelles, et souhaitent que leur boutique reste telle qu’elle est. Plus tard dans le texte, certains membres de leur famille vont eux-mêmes succomber à cet acharnement et à ce désespoir, voyant le grand magasin provoquer alors petit à petit leur totale faillite.Denise, ne trouvant de place dans les petites boutiques, décide d’aller chercher du travail au « Bonheur des Dames » grâce à l'aide d'un ami de son oncle qui travaille au Bonheur, et ce malgré l’avis défavorable de son oncle. Grâce à Mouret, qui l’a remarquée malgré ses allures de paysanne, elle est engagée au rayon des confections. Mais elle doit subir les railleries des vendeuses qui, se moquantde ses souliers et de sa chevelure difficile à coiffer, ne lui laissent aucune vente importante. Ainsi, fatiguée de ranger les manteaux dépliés, elle s’inquiète, le soir dans sa chambre, de la pension qu’elle doit payer pour faire garder Pépé par une vieille dame. Jean, ne comprenant pas son désespoir, lui demande d'importantes sommes d’argent qu’elle gagne difficilement pour se dépêtrer de sesaventures amoureuses, manipulant sa sœur en se décrivant comme constamment au centre d’intrigues rocambolesques et désespérées. Denise est alors obligée de coudre des nœuds de cravate la nuit, donnés gentiment par Robineau, le premier commis au rayon de la soie.
Denise aussi commence son éducation sentimentale : avec son amie Pauline Cugnot des lingeries, elle s’intéresse un peu aux histoires de...
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