Philosophie de vie

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  • Publié le : 24 mai 2011
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1. DONNER EN CASCADE

"Il faut devenir des sources. Il faut que les autres aient envie de se désaltérer à notre source.
Certaines personnes ont fait de leur vie un petit filet d'eau ; ils ouvrent le robinet doucement, ils font du goutte-à-goutte pour s'économiser.
Mon ami Raphaël est une vraie cascade. Je lui ai demandé comment il faisait pour avoir tant à dépenser et, à force de se donner,s'il n'avait pas peur d'être sec. Il m'a tout expliqué : "Tu as déjà regardé une cascade ? C'est comme une chute et une renaissance perpétuelle. L'eau n'arrête pas de tomber à profusion. On dirait même que plus elle s'enfuit, et plus elle arrive. Plus elle dépense d'énergie et de fougue, et plus elle est généreuse. Plus l'eau s'exprime de manière impulsive et entière, et plus elle est pure. Ehbien, toi, c'est pareil. Tu as entendu parler des nappes phréatiques ? C'est de l'eau de dessous la terre qui alimente les puits et les sources. Je crois, moi, qu'on a des sortes de nappes phréatiques qui sillonnent notre être tout entier. Si on ne sait pas libérer la source, elle se tarit et on devient des cœurs secs. C'est pour cette raison qu'il faut devenir des sources pour les autres. Pour pasqu'ils meurent de soif. Bien sûr, on ne s'improvise pas source, on devient. Tu penses peut-être qu'il faut avoir beaucoup d'eau pour en donner. Tu te trompes. Saint-Éxupéry a dit : "Plus tu donnes, plus tu t'enrichis ; plus tu vas puiser à la source véritable, plus elle est généreuse".
Quand on a compris cela, on ne donne plus au goutte-à-goutte, on donne en cascade. Plus les sentimentsjaillissent, plus ils arrivent en trombe. Plus tu libères ta source, et plus son flot grossit".

(Extrait de " Jade et les sacrés mystères de la vie " (Ed. Monte-Cristo, 1991)

2. ON NE TROUVE QUE CE QUE L'ON ATTEND

ll était une fois un homme assis près d'une oasis, à l'entrée d'une ville du Moyen-Orient.
Un jeune homme s'approcha et lui demanda :
- Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gensqui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme lui répondit par une question :
- Comment étaient les gens de la ville d'où tu viens ?
- Égoïstes et méchants. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'étais bien content de partir.
- Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.

Un peu plus tard, un autre jeune homme s'approcha et posa la même question :
- Je viens d'arriver dansla région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?
Le vieil homme répondit de même.
- Dis-moi, mon garçon, comment étaient les gens de la ville d'où tu viens ?
- Ils étaient bons, bienveillants, accueillants, honnêtes. J'y avais de nombreux amis et j'ai beaucoup de mal à les quitter.
- Tu trouveras les mêmes ici, lui répondit le vieil homme.

Un marchand qui faisait boire seschameaux, avait entendu les deux conversations. Dès que le second jeune homme s'éloigna, il s'adressa au vieillard sur un ton de reproche :
- Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la question donnée par deux personnes ?
- Mon fils, dit le vieil homme, chacun porte son univers dans son cœur. D'où qu'il vienne, celui qui n'a rien trouvé de bon par le passé ne trouve rien icinon plus. Par contre, celui qui avait des amis dans l'autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles. Car, vois-tu, les gens sont vis-à-vis de nous ce que nous trouvons en eux.

conte oriental

3. FRANCHIR LES OBSTACLES

Pour avancer, un enfant doit se munir d'une aptitude capitale : profiter de tout et surtout des obstacles. Les truites sont vivantes lorsqu'elles se mesurent àdes torrents qu'elles doivent escalader. Il faut apprendre à devenir un battant sous peine d'être un jour un battu, se construire une âme de pionnier sous peine d'être bientôt encombré d'une âme de rentier. Et les mots acides lancés dans un moment d'humeur devraient être traduits pour ce qu'ils sont le plus souvent : des déclarations d'amour.

Stan ROUGIER (dans "Dieu était là et je ne la savais...
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