Philosophie le mal

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  • Publié le : 20 novembre 2010
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★ Gilles Deleuze: Spinoza, philosophie pratique

⇒Chapitre 3 : les lettres du mal (correspondance avec Blyenbergh)
- Blyenbergh est un courtier qui écrit à Spinoza sur la question du mal et celui-ci s’aperçoit vite qu’il recherche la dispute et juge très vite => théologien calviniste amateur
- Première question de B. : La volonté d’Adam de manger le fruit défendu serait la cause de Dieu,pourquoi ? Spinoza explique alors que Dieu a informé Adam que le fruit serait dangereux pour lui, il agit comme un poison. => Thèse essentielle de Spinoza : ce qui est mauvais doit être perçu comme une intoxication voire une allergie.
- Seconde question de B : Que fait-on des criminels ? Le mal est-il seulement lié à l’expérience et donc que veut dire le mot « connaissance » ?
⇨ Explication del’empoisonnement selon Spinoza : Les corps sont composés de parties qui sont reliées par des rapports de manière toujours différente. En cas d’empoisonnement, un des rapports entre les parties est détruit et la mort arrive lorsque le rapport dominant du corps est appelé à être détruit. Autrement dit, l’empoisonnement n’est pas la disparition littérale du rapport mais surtout les parties entre lesquellesil s’établissait. Donc les rapports qui coïncidaient avec l’ordre naturel ne vont pas correspondre avec le nouvel ordre déterminé par l’empoisonnement qui va créer de nouveaux rapports où en décomposer => en ce sens, il n’y a pas de mal en soi mais seulement du mauvais.
⇨ Sera dit bon tout objet dont le rapport se compose avec le mien =convenance / Sera dit mauvais tout objet dont le rapportdécompose le mien quitte à se composer avec d’autres = disconvenance
- Situation compliquée : le nombre de rapports constituants est si important que la convenance et la disconvenance peut varier selon les individus + Au fil de l’âge les rapports que nous avons varient considérablement + Les maladies ou autres peuvent modifier les rapports à tel point qu’on peut se demander si c’est toujours le mêmeindividu qui subsiste + Si la modification est trop importante elle peut agir comme un poison qui élimine les autres parties (ex : certaines maladies ou le suicide)
- Spinoza indique que nous pouvons également être empoisonneur et B. donne trois exemple de dégradation des rapports : l’assassinat, le vol et l’adultère. Il pose alors une série d’objections : 1) Comment distinguer le vice de lavertu ? 2) Comment faire pour que le mal ne soit pas la responsabilité ni la cause de Dieu ?
⇨ Réponse de Spinoza : l’acte de frapper est bon lorsqu’il exprime une capacité de mon corps à composer directement un rapport (ex : battre le fer) MAIS il est mauvais lorsqu’il décompose un rapport (ex : battre qqun et le tuer). ⇒ Il faut donc savoir si l’acte va être composable avec l’objet ⇒ DISTINCTIONVICE/VERTU
- La distinction vice/vertu ne repose ni sur l’intention de l’acte, ni sur l’acte même mais sur la détermination c’est à dire la relation entre le rapport de l’acte et le rapport de la chose (L’acte est-il associé à une chose dont il décompose le rapport ? Ou l’inverse ?).
⇨ Retour sur la thèse de Spinoza (« le mal n’est rien ») : Il n’y a rien d’autres que des rapports qui se composentet chaque idée est aussitôt associée à au moins deux corps dont le mien donc il n’y a pas d’idée qui disconviennent. En ce sens, le mauvais existe que dans une idée inadéquate et dans les affects (colère, haine)
- En est-il de même pour les essences ? Contrairement aux rapports, les acteurs et les essences ne sont pas parfaits. Les essences sont singulières et pourrait être directementassociées au mauvais (=> seconde objection de B. sur le mal par nature.)
- B. continue dans son objection avec le « mal malheur » : si un malheur arrive, il appartient tout de même à mon essence et celle-ci peut être contaminé donc on ne peut pas expulser le mal en moi.
⇒ Réponse de Spinoza : 1) Si le crime appartenait à mon essence il serait une vertu car il serait insensé de vivre sans commettre...
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