Philosophie

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  • Publié le : 9 décembre 2010
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La notion d'inconscient introduit-elle la fatalité dans la vie de l'homme ?
La notion d’inconscient est-elle à l’origine de la fatalité dans la vie de l’homme ? Qu’est-ce qui fait penser que la vie de l’homme est déterminée par l’inconscient (Freud) ? Si, en effet, le fait de ne pouvoir contrôler son inconscient mais d’avoir l’impression d’être dirigé par lui peut faire penser à une sorte defatalité, quelle est la limite d’un tel déterminisme (Alain) ? Peut-on réellement parler de fatalisme ? N’est-ce pas un terme trop fort, enlevant toute liberté, tout libre arbitre, dans la conduite de la vie ? Quelle peut-être la part de mauvaise foi d’une telle conception ? Et à quoi servirait la psychanalyse, si tout était déjà joué ? Sartre a beaucoup parlé de cette domination de l’être par soninconscient, pour la rejeter.
Nous sommes responsables de nos actes, et nous ne pouvons, ni ne devons, nous cacher derrière aucun fatalisme, inconscient ou non (L’Être et le Néant). Avoir conscience de la force de l’inconscient devrait annihiler un peu la force de celui-ci. La notion d’inconscient n’est-elle pas un alibi de plus pour introduire la fatalité : celle-ci n’est-elle pas introduite pard’autres tendances humaines (superstition) ?
Quelle conception de l'homme l'hypothèse de l'inconscient remet-elle en question ?
Pour Descartes, dans les Principes de la philosophie : " Par le nom de pensée j’entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous en soyons immédiatement connaissants ".
Descartes refusait qu’il puisse se passer des choses en l’homme (des phénomènes, desprocessus, des pensées) dont il n’aurait pas connaissance et donc sur lesquelles il n’aurait aucune maîtrise. Ainsi, la conception de l’homme que Descartes met en avant est la suivante : par sa volonté, l’homme peut s’approprier toutes ses pensées et tous ses actes. Il peut donc se connaître et se maîtriser : il est responsable.
L’hypothèse freudienne remet cette maîtrise, cette toute- puissance dela conscience, en cause. S’il se passe en nous des choses dont nous ignorons la cause, qui n’accèdent à la conscience que de manière lacunaire ou déformée (par le biais des actes manqués, rêves, lapsus, etc.), alors il est clair que l’on peut penser que nous sommes le jouet de forces psychiques que nous ne maîtrisons en aucune façon. La question de la liberté est ici essentielle. Au lieu depenser la conscience comme un acquis définitif, nous sommes amenés à penser l’homme dans un effort continuel pour prendre conscience, pour se libérer en prenant connaissance des déterminismes psychiques inconscients qui s’exercent sur lui. L’homme ne serait donc pas libre une fois pour toutes mais dans un effort continuel pour se libérer par la connaissance. Par cette hypothèse de l’existence d’uninconscient, nous obtenons un gain de sens : l’insensé devient objet d’interprétation, ainsi du rêve, du lapsus, etc. Mais est-ce une remise en cause réelle ?
Pour Sartre, l’idée de l’inconscient est une excuse de la mauvaise foi qui nous permet de ne pas assumer nos responsabilités. Pour Alain, l’inconscient renvoie au corps et non à la conscience.

Le désir
Le désir est l’ « essence de l’homme» selon la plupart des philosophes. C’est pourquoi de nombreux sujets de dissertation peuvent envelopper une interrogation sur le désir. C’est le cas par exemple de sujets sur l’inconscient, sur le bonheur, sur la liberté, sur autrui.Le langage courant confond le désir, le besoin et la volonté. Il faut pourtant bien les distinguer.Le besoin relève de la nature ; comme nous, les animaux ont desbesoins, qu’ils doivent satisfaire pour vivre. La volonté est un pouvoir positif de décision qui est en général considéré comme une qualité. Au contraire, le désir est une notion foncièrement contradictoire. Le désir est un aspect de notre condition qui peut être jugé fâcheux. Il est aussi pourtant à la source de notre grandeur.
Démesure du désir
Le désir –du latin desiderare : regretter...
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