Philosophie

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  • Publié le : 13 décembre 2010
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Anthologie

Les poésies retenues pour mon anthologie sont les suivantes : L’avenir de Guillaume apollinaire, L’horloge de Charles Baudelaire, Ballade du dernier amour de Charles Cros, l'été de Théodore de Banville (il a d’ailleurs écrit 3 autres poèmes correspondant aux 3 autres saisons), Toujours ce souvenir de André Chénier et enfin La montre de Théophile Gautier. Malgré des époques et desstyles différents, on peut facilement remarquer un élément crucial et commun a tous ces poèmes : la notion de temporalité. En effet qu’il s’agisse du temps passé de l’instant présent ou encore de l’avenir, le temps est une notion essentielle pour l’Homme quelque soit le siècle dans lequel il évolue.
Je trouve très intéressante la manière qu’a chacun des poète d’exprimer son sentiment sur le sujet,par des biais différents mais toujours avec cette même impuissance et cette sorte de fascination face à un élément impassible et incontrôlable.
Certains poètes parlent du temps par l’intermédiaire de sa représentation ; l’horloge et la montre, deux objets qui paraissent anodins, cependant dans leur œuvres Charles Baudelaire et Théophile Gautier voient ceux ci comme les représentation d’un fléauqui ronge chacun d’entre nous jusqu' au trépas.

L'Été

Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d'apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauvedans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.

Théodore de Banville (1823 - 1891)

Toujours ce souvenir

Toujours ce souvenir m'attendrit et me touche,
Quand lui-même appliquant la flûte sur ma bouche,
Riant et m'asseyant sur lui, près de son coeur,
M'appelait son rival et déjà son vainqueur.
Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûre
À souffler une haleine harmonieuse et pure ;Et ses savantes mains prenaient mes jeunes doigts,
Les levaient, les baissaient, recommençaient vingt fois,
Leur enseignant ainsi, quoique faibles encore,
À fermer tour à tour les trous du buis sonore.

André Chénier (1762 ; 1794)

Charles Baudelaire (1821- 1867)

Ballade du dernier amour

Amours heureux ou malheureux,
Lourds regrets, satiété pire,
Yeux noirs veloutés, clairs yeuxbleus,
Aux regards qu'on ne peut pas dire,
Cheveux noyant le démêloir
Couleur d'or, d'ébène ou de cuivre,
J'ai voulu tout voir, tout avoir
Je me suis trop hâté de vivre.

Je suis las. Plus d'amour. Je veux
Vivre seul, pour moi seul d'écrire
Jusqu'à l'odeur de tes cheveux,
Jusqu'à l'éclair de ton sourire,
Dire ton royal nonchaloir,
T'évoquer entière en un livre
Pur et vrai comme tonmiroir,
Je me suis trop hâté de vivre.

En tes bras j'espérais pouvoir
Attendre l'heure qui délivre ;
Tu m'as pris mon tour. Au revoir.
Je me suis trop hâté de vivre.

Charles Cros

La montre

Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L'aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure... une heure après.

La figure de la pendule
En rit dans le salonvoisin,
Et le timbre d'argent module
Deux coups vibrant comme un tocsin.

Le cadran solaire me raille
En m'indiquant, de son long doigt,
Le chemin que sur la muraille
A fait son ombre qui s'accroît.

Le clocher avec ironie
Dit le vrai chiffre et le beffroi,
Reprenant la note finie,
A l'air de se moquer de moi.

Tiens ! la petite bête est morte.
Je n'ai pas mis hier encor,
Tant marêverie était forte,
Au trou de rubis la clef d'or !

Et je ne vois plus, dans sa boîte,
Le fin ressort du balancier
Aller, venir, à gauche, à droite,
Ainsi qu'un papillon d'acier.

C'est bien de moi ! Quand je chevauche
L'Hippogriffe, au pays du Bleu,
Mon corps sans âme se débauche,
Et s'en va comme il plaît à Dieu !

L'éternité poursuit son cercle
Autour de ce cadran muet,
Et le...
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