Philosophie

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  • Publié le : 11 avril 2011
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Fiche Méthodologie

Nº : 011002

PHILOSOPHIE

Séries L-ES-S

LE TALENT C’EST D’AVOIR ENVIE

Réussir la dissertation de philosophie : L’analyse du sujet
Plan de la fiche
I - Analyser le sujet avec des connaissances philosophiques acquises II - Analyser le sujet sans posséder des connaissances philosophiques III - La problématique du sujet IV - Sélectionner les connaissances et éviterles lieux communs Parmi les règles de la méthode cartésienne, l’une consiste à déduire tout ce qui peut l’être logiquement des vérités premières et l’autre à procéder à l’énumération de tout ce qui est nécessaire à la résolution du problème posé. C’est ce que l’on va appliquer ici.

I - Analyser le sujet avec des connaissances philosophiques acquises
En premier lieu, tous les étudiants saventqu’il convient de procéder à l’analyse des termes du sujet. Mais la plupart trouve cet exercice fort difficile. Car, même s’ils constatent que leur professeur semble déduire facilement toutes sortes de propositions et de sous-entendus d’un sujet donné, ils ont constaté qu’eux-mêmes, le plus souvent, ne parviennent pas à voir dans le terme de « Liberté » par exemple, autre chose que le fait d’êtrelibre, ce qui revient à ne rien déduire du tout. Disons immédiatement qu’il n’y a là rien d’étonnant. Si les professeurs savent analyser les termes d’un sujet, ce n’est pas parce que leur capacité de déduction est réellement supérieure à celle de l’étudiant. Bien plus simplement, c’est parce qu’ils connaissent l’histoire de la philosophie et que le terme de « Liberté » par exemple, se réfère à la foisà cette idée chez les penseurs politiques du XVIIIe siècle, où la liberté est politique, à la liberté morale chez Spinoza, chez les Stoïciens de l’antiquité. Ils savent également que, par exemple, la question de la liberté individuelle chez les Stoïciens se pose au moment où la pratique politique devient impossible, et que la liberté de l’individu à l’époque classique est directement liée àl’éclatement de la conception d’un monde créé et ordonné par Dieu. Pourvu d’un pareil bagage, ces professeurs n’ont pas de difficulté à analyser le terme de « Liberté » de l’individu en opposition au problème du déterminisme : à l’époque classique c’est parce que l’individu échappe au déterminisme d’un monde divin qu’il parvient à la liberté tant politique, grâce à la question du pacte social, que moralegrâce à l’impératif catégorique kantien ; à l’époque antique, au contraire, le stoïcisme réconcilie liberté et déterminisme puisque le sage sait que tout ce qui advient dépend de la Raison, du Logos, et que la liberté consiste à consentir à la raison universelle. Ainsi, si le sujet est libellé de la façon suivante : « Existe-t-il des limites à la liberté de penser ? », la question des limites peutse poser en termes déterminisme religieux (conception du monde avant la révolution des XVIIe-XVIIIe siècles, moral (l’esclavage de l’âme par les idées inadéquates chez Spinoza lorsque celle-ci ignore quelle est sa cause véritable) ou rationnel (stoïcisme). On voit donc qu’il n’y a rien ici de difficile si tant est que l’on possède des connaissances philosophiques. Mais comment procéder si cesdernières viennent à manquer ?

II - Analyser le sujet sans posséder des connaissances philosophiques
Le problème ici devient beaucoup plus ardu mais il est possible de le résoudre au moins partiellement si l’on possède une bonne culture générale. Il est nécessaire de partir de connaissances concrètes. L’étudiant doit rassembler tout ce qui, dans sa culture littéraire, artistique, de l’actualité,peut se rapporter aux termes du sujet. Surtout, il faut éviter absolument de réfléchir dans l’abstrait. Ainsi, sur le terme de « Bien » dans un sujet donné, on peut convoquer l’exemple de « l’axe du Mal », évoqué régulièrement par le président des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, et s’interroger : pourquoi G.W. Bush estime-t-il que le Bien ce n’est autre que lui-même,...
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